LEÇON

Tableaux et images sans casser la mise en page

Les 2 pièges classiques de Word, réglés.

🎯 Ce que vous saurez faire à la fin de cette leçon

  • Insérer un tableau par la bonne méthode et le mettre en forme (styles, bordures, fusion de cellules).
  • Maîtriser les dimensions d’un tableau pour qu’il ne déborde jamais de la page.
  • Insérer une image et choisir son habillage (aligné sur le texte, carré, rapproché, devant/derrière).
  • Comprendre l’ancrage et le positionnement pour qu’une image reste où vous voulez.
  • Utiliser les sauts de section et les colonnes pour varier la mise en page sans tout casser.
  • Diagnostiquer et réparer une mise en page qui « saute » à cause d’un tableau ou d’une image.

⏱ 50 à 70 min de lecture active · Niveau débutant à intermédiaire · Prérequis : savoir saisir du texte et appliquer des styles simples dans Word.

1. Pourquoi tableaux et images cassent la mise en page

C’est la mésaventure classique de tout utilisateur de Word : on insère une photo dans un document soigné, et d’un coup le texte se disloque, un titre part seul en bas de page, un tableau déborde dans la marge. Rien n’est cassé pour de bon — mais on a l’impression de se battre contre le logiciel. La cause est simple : Word ne dispose pas les objets comme une feuille de papier figée. Il recompose le texte en continu (on parle de flux du texte), et une image ou un tableau mal réglé bouscule ce flux.

Comprendre ce mécanisme, c’est reprendre la main. Une image peut se comporter de deux façons radicalement différentes : soit comme une grosse lettre posée dans la phrase (elle pousse le texte), soit comme un objet flottant que le texte contourne. Un tableau, lui, obéit à des règles de largeur qui décident s’il tient dans la page ou s’il la fait exploser. Tout l’art de cette leçon tient dans ces réglages — invisibles tant qu’on ne les connaît pas, évidents une fois maîtrisés.

Pour une TPE, l’enjeu est très concret : un devis dont le tableau de prix déborde fait négligé ; une fiche produit dont la photo recouvre le texte est illisible ; un courrier dont le logo saute d’une page à l’autre à chaque correction fait perdre un temps fou. Une mise en page stable, c’est un document qu’on peut modifier sans tout refaire, et qui reste impeccable une fois imprimé ou exporté en PDF.

Notre fil rouge. La Menuiserie Chabrier (Besse, 6 salariés, Paul Chabrier et son assistante Sylvie) produit des devis avec des tableaux de prix, des fiches produit illustrées de photos de réalisations, et des courriers à en-tête. Sylvie perd un temps précieux à rattraper des mises en page qui « sautent ». À la fin de la leçon, ses tableaux tiendront la page et ses images resteront exactement où elle les pose.

Le schéma ci-dessous oppose les deux comportements d’une image : posée dans le flux, ou flottante. Tout part de là.

Aligné sur le texte image l’image pousse le texte comme une lettre Habillage (flottant) image le texte contourne l’image
Fig. 1 — Les deux vies d’une image dans Word : posée dans le flux, ou contournée par le texte.

2. Insérer un tableau : cinq méthodes, un bon réflexe

Un tableau organise l’information en lignes et colonnes : c’est l’outil idéal pour un détail de prix, une liste de références ou un planning. Word propose cinq façons de l’insérer, toutes depuis Insertion ▸ Tableau.

MéthodeCommentIdéale pour…
La grilleGlisser sur le quadrillage pour choisir lignes × colonnesUn tableau simple, jusqu’à 10 × 8
Insérer un tableau…Saisir le nombre exact de lignes et colonnesUn grand tableau ou un réglage précis
Dessiner un tableauTracer les traits au crayonUne structure irrégulière
Convertir le texteTransformer un texte séparé par des tabulationsRécupérer une liste déjà tapée
Feuille de calcul ExcelInsérer un mini-Excel dans WordDes calculs vivants dans le document

La figure ci-dessous montre la méthode la plus courante : la grille de sélection. On survole les cases, Word affiche un aperçu en direct, et un clic pose le tableau.

Insérer un tableau — 4 × 3 sélectionné Aperçu du tableau Survolez pour dimensionner, cliquez pour poser.
Fig. 2 — La grille d’insertion : 4 colonnes × 3 lignes prêtes à poser.

3. Mettre en forme un tableau

Une fois le tableau posé, deux onglets contextuels apparaissent quand le curseur est dedans : Création de tableau (styles, bordures, trame) et Mise en page (lignes, colonnes, fusion, alignement). Voici les réglages qui comptent.

Styles, bordures et trame

  • Styles de tableau : la galerie de l’onglet Création applique en un clic un jeu cohérent de bordures et de couleurs. Idéal pour un rendu net sans effort.
  • Trame de fond : colorer la ligne d’en-tête (par exemple en bleu foncé, texte blanc) hiérarchise la lecture.
  • Bordures : on peut les afficher, les masquer ou n’en garder que certaines (lignes horizontales seules, très lisibles).

Fusionner, fractionner, aligner

Depuis l’onglet Mise en page : Fusionner les cellules réunit plusieurs cases en une (parfait pour un titre de tableau) ; Fractionner fait l’inverse. L’alignement (9 combinaisons horizontales × verticales) se règle d’un clic : les nombres se lisent mieux alignés à droite, les intitulés à gauche.

💡 Répéter la ligne d’en-tête. Pour un tableau qui court sur plusieurs pages, sélectionnez la première ligne puis Mise en page ▸ Répéter les lignes d’en-têtes. Les intitulés se réaffichent en haut de chaque page : le lecteur ne perd jamais le fil des colonnes.

4. Maîtriser les dimensions pour ne jamais déborder

Le tableau qui déborde dans la marge droite est la cause n°1 des devis ratés. Tout se joue dans Mise en page ▸ Ajustement automatique, qui propose trois comportements de largeur.

RéglageComportementQuand l’utiliser
Ajuster au contenuLes colonnes s’élargissent selon le texte saisiPetits tableaux dont on ignore la largeur finale
Ajuster à la fenêtreLe tableau occupe toute la largeur utile, entre les margesDevis, factures : garantit qu’on ne déborde pas
Largeur fixeChaque colonne garde la largeur imposéeQuand des colonnes doivent avoir une taille précise

Pour une largeur au millimètre, sélectionnez une colonne puis Mise en page ▸ Largeur et saisissez la valeur en centimètres. Deux réglages complètent le contrôle :

  • Hauteur de ligne : réglable de la même façon ; laisser « au moins » plutôt qu’une hauteur figée évite de couper du texte.
  • Ne pas fractionner la ligne : Propriétés du tableau ▸ Ligne ▸ décocher « Autoriser le fractionnement des lignes sur plusieurs pages » — une ligne reste entière au lieu d’être coupée en bas de page.
DésignationQtéMontant 1 2 3 1 — poignée de déplacement 2 — poignée de redimensionnement 3 — glisser un trait ajuste la colonne
Fig. 3 — Anatomie d’un tableau : poignée de déplacement, de redimensionnement, ajustement des colonnes.
⚠️ Le collage qui déborde. Coller un tableau venu d’Excel ou du web importe souvent des largeurs absurdes qui débordent de la page. Le réflexe : cliquer dans le tableau ▸ Mise en page ▸ Ajustement automatique ▸ Ajuster à la fenêtre. Le tableau rentre aussitôt dans les marges.

5. Insérer une image proprement

On insère une image par Insertion ▸ Images, depuis l’ordinateur, une banque d’images ou en ligne. Une fois posée, l’onglet Format de l’image apparaît : rognage, styles, bordures, et surtout l’habillage (section suivante).

Deux gestes qui évitent bien des ennuis

  • Redimensionner par un coin, jamais par un côté : les poignées d’angle conservent les proportions ; les poignées latérales déforment l’image.
  • Compresser les images avant d’envoyer (Format ▸ Compresser les images) : un document de dix photos peut peser 30 Mo inutilement. La compression allège sans dégrader visiblement pour l’écran ou l’impression courante.
ℹ️ Le rognage n’efface pas. Rogner une image la masque sans supprimer les parties cachées : elles restent dans le fichier (et sont récupérables). Pour vraiment retirer les zones rognées et alléger le document, cochez « Supprimer les zones de rognage » dans la boîte Compresser les images.

6. L’habillage : la clé de tout

Voici le réglage le plus important de la leçon. L’habillage du texte décide comment le texte se comporte autour d’une image. On y accède par le bouton Options de mise en page (la petite icône en arc de cercle qui apparaît près de l’image sélectionnée), ou par Format de l’image ▸ Habillage du texte. Huit modes existent ; en pratique, on en utilise quatre.

✗ Aligné sur le texte photo gros trou, texte disloqué ✓ Habillage carré photo
Fig. 4 — Même photo : « aligné sur le texte » disloque la page ; « habillage carré » la rend nette.

Les modes à connaître

ModeEffetUsage
Aligné sur le texteL’image est traitée comme un caractère dans la lignePetite icône dans une phrase ; à éviter pour une grande photo
CarréLe texte contourne un cadre rectangulaire autour de l’imagePhoto à côté d’un paragraphe (le plus courant)
RapprochéLe texte épouse le contour réel (image détourée)Logo ou objet sur fond transparent
Haut et basLe texte s’arrête au-dessus et reprend en dessousImage pleine largeur, bandeau, schéma
Devant / Derrière le texteL’image passe au-dessus ou en dessous du texteFiligrane, fond, cachet (avec prudence)
💡 La règle d’or. Dès qu’une image dépasse la taille d’une icône, passez-la en habillage carré (ou haut/bas). Vous récupérez aussitôt la liberté de la déplacer où vous voulez, et le texte s’organise proprement autour. Neuf problèmes de mise en page sur dix se règlent par ce seul changement.

7. Ancrage et positionnement

Dès qu’une image est en habillage (donc flottante), elle est reliée à un paragraphe par une ancre — le petit symbole en forme d’ancre qui apparaît dans la marge quand l’image est sélectionnée. Comprendre l’ancre, c’est comprendre pourquoi une image « suit » le texte… ou saute d’une page à l’autre.

À quoi sert l’ancre

L’ancre indique à quel paragraphe l’image est rattachée. Si ce paragraphe se déplace (parce qu’on ajoute du texte au-dessus), l’image le suit. Supprimez ce paragraphe, et l’image disparaît avec lui. C’est logique une fois qu’on le sait, déroutant tant qu’on l’ignore.

image L’ancre relie l’imageà ce paragraphe Paragraphe supprimé= image disparue
Fig. 5 — L’ancre rattache l’image flottante à un paragraphe précis.

Position fixe ou position qui suit le texte

Dans Format de l’image ▸ Position (ou Options de mise en page ▸ Voir plus), deux comportements s’offrent à vous :

  • Déplacer avec le texte : l’image garde sa position relative à son paragraphe. Si le texte descend, l’image descend. Idéal pour une photo qui doit rester à côté de son paragraphe explicatif.
  • Fixer la position sur la page : l’image reste à un endroit absolu de la page (par exemple « à 2 cm du haut, centré »), quoi qu’il arrive au texte. Idéal pour un logo d’en-tête ou un cachet.

On peut aussi choisir une position prédéfinie (les neuf emplacements : haut-gauche, haut-centre… bas-droite) d’un seul clic via le bouton Position de l’onglet Format.

RéglageL’image…À choisir pour
Déplacer avec le texteSuit son paragraphePhoto liée à un texte précis
Fixer sur la pageReste à un point absoluLogo, cachet, filigrane
Verrouiller l’ancreReste liée au même paragrapheÉviter qu’elle « saute » ailleurs
ℹ️ Afficher les ancres. Si vous ne voyez pas le symbole d’ancre, activez Fichier ▸ Options ▸ Affichage ▸ Ancres d’objet, et travaillez avec les marques de paragraphe visibles (Ctrl+*). Voir l’ancre, c’est comprendre d’un coup pourquoi une image se comporte comme elle le fait.

8. Sauts de section et colonnes

Jusqu’ici, un document = une seule mise en page. Les sauts de section lèvent cette limite : ils découpent le document en zones indépendantes, chacune avec ses propres marges, son orientation, ses colonnes ou ses en-têtes. C’est l’outil des documents qui mêlent, par exemple, une page portrait et une page paysage pour un grand tableau.

Les types de sauts

  • Saut de section (page suivante) : la nouvelle section démarre sur une nouvelle page. Pour changer d’orientation ou de marges.
  • Saut de section (continu) : la nouvelle section démarre sur la même page. Indispensable pour passer une partie en colonnes au milieu d’une page.
  • Saut de page simple (Ctrl+Entrée) : passe à la page suivante sans créer de section — à ne pas confondre.
— saut de section (continu) — 1 colonne 2 colonnes
Fig. 6 — Un saut de section continu fait cohabiter une et deux colonnes sur la même page.

Les colonnes

Mise en page ▸ Colonnes répartit le texte en plusieurs colonnes façon journal. Pour n’appliquer les colonnes qu’à un passage, sélectionnez-le d’abord : Word ajoute automatiquement les sauts de section continus autour. Le bouton Plus de colonnes permet de régler la largeur, l’espacement et d’ajouter une ligne séparatrice. Pour équilibrer la hauteur de deux colonnes, un saut de section continu placé à la fin répartit le texte à parts égales.

⚠️ Le piège des sauts invisibles. Un saut de section supprimé au mauvais endroit propage la mise en page (marges, en-têtes) de la section suivante à la précédente — d’où des changements inexpliqués. Affichez les marques de mise en forme (Ctrl+*) pour voir les sauts avant de les supprimer.

9. Combiner tableaux et images sans conflit

Les deux objets les plus turbulents de Word peuvent très bien cohabiter, à condition de leur donner un cadre. Trois techniques éprouvées.

Une image dans une cellule

Pour aligner proprement des photos (catalogue, trombinoscope), placez chaque image dans la cellule d’un tableau, en habillage « aligné sur le texte » à l’intérieur de la cellule. Le tableau tient la grille, les images ne se chevauchent jamais. En masquant les bordures du tableau, on obtient une disposition nette sans échafaudage visible.

Le tableau invisible comme gabarit

Besoin de deux blocs côte à côte (un texte à gauche, une photo à droite) qui ne bougent pas ? Un tableau à deux colonnes, bordures masquées, fait un gabarit parfaitement stable — bien plus fiable qu’une image flottante qu’on repositionne à la main.

Les légendes

Références ▸ Insérer une légende ajoute sous une image (ou un tableau) une étiquette numérotée automatiquement (« Figure 1 », « Tableau 2 »). Les numéros se mettent à jour tout seuls quand on insère un nouvel élément, et une table des illustrations peut être générée d’un clic.

💡 Grouper pour figer. Plusieurs objets flottants (une photo + une flèche + une zone de texte) ? Sélectionnez-les (Maj+clic) puis Format ▸ Grouper. Ils deviennent un seul objet qui se déplace et se dimensionne d’un bloc, sans se désaligner.

🧭 Erreurs fréquentes et dépannage

Presque tous les « bugs » de mise en page se ramènent à un habillage, une ancre ou une largeur mal réglés. Le tableau relie chaque symptôme à sa cause et à sa solution.

SymptômeCause probableSolution
Mon tableau déborde dans la marge droiteLargeurs de colonnes trop grandes (souvent collées d’Excel)Mise en page ▸ Ajustement automatique ▸ Ajuster à la fenêtre
Mon image laisse un grand vide autour d’elleHabillage « aligné sur le texte » sur une grande imagePasser en habillage « carré » ou « haut et bas »
Mon image saute sur une autre page toute seuleL’ancre suit un paragraphe qui s’est déplacéFixer la position sur la page, ou verrouiller l’ancre
Mon image a disparu quand j’ai supprimé un paragrapheElle y était ancréeCtrl+Z, puis déplacer l’ancre vers un paragraphe stable
Une ligne de tableau se coupe en bas de pageFractionnement des lignes autoriséPropriétés ▸ Ligne ▸ décocher « Autoriser le fractionnement »
Mes colonnes journal sont déséquilibréesPas de saut de section de finAjouter un saut de section continu à la fin du texte en colonnes
La mise en page change après une suppressionUn saut de section a été effacéCtrl+Z ; afficher les marques (Ctrl+*) avant d’éditer
La ligne d’en-tête ne se répète pas sur la page 2Option non activéeSélectionner l’en-tête ▸ Répéter les lignes d’en-têtes

📋 Cas pratique 1 — Le tableau de prix du devis

La situation. Sylvie prépare un devis pour la pose de six fenêtres. Elle veut un tableau de prix propre : en-tête bleu, colonnes bien réparties sur la largeur de la page, montants alignés à droite, une ligne de total mise en valeur, et l’assurance que rien ne débordera si elle ajoute une ligne.

La construction, pas à pas.

  1. Insérer : Insertion ▸ Tableau ▸ 4 colonnes (Désignation, Qté, PU HT, Montant) × 8 lignes.
  2. Largeur : Mise en page ▸ Ajustement automatique ▸ Ajuster à la fenêtre — le tableau occupe toute la largeur utile, sans déborder.
  3. En-tête : sélectionner la première ligne, trame bleu foncé, texte blanc, gras ; puis Répéter les lignes d’en-têtes.
  4. Alignements : Désignation à gauche ; Qté centrée ; PU HT et Montant alignés à droite (les nombres se lisent mieux).
  5. Total : fusionner les trois premières cellules de la dernière ligne pour « TOTAL HT », trame claire, montant en gras.
  6. Sécurité : Propriétés ▸ Ligne ▸ décocher « Autoriser le fractionnement des lignes ».

Le résultat. Un tableau qui tient la page au pixel près, lisible, et surtout robuste : Sylvie peut ajouter une septième fenêtre, le tableau s’étend proprement sans jamais déborder ni couper une ligne en bas de page.

DésignationQtéPU HTMontant Fenêtre bois double vitrage65403 240 Pose et finitions6120720 TOTAL HT (cellules fusionnées)3 960
Fig. 7 — Le tableau de prix : en-tête bleu, montants à droite, total fusionné.

📋 Cas pratique 2 — La fiche produit illustrée

La situation. Paul veut une fiche produit d’une page pour son escalier quart tournant : un titre, une photo de réalisation en haut à droite, un descriptif qui s’organise autour, et un logo Chabrier fixe en pied de page. Sa première tentative est catastrophique — la photo, insérée telle quelle, a repoussé tout le texte et le logo saute de page en page.

Le diagnostic. La photo est en habillage « aligné sur le texte » (d’où le texte disloqué), et le logo est ancré à un paragraphe qui bouge à chaque correction (d’où ses sauts).

La résolution.

  1. La photo : la sélectionner ▸ Options de mise en page ▸ Carré. Puis la faire glisser en haut à droite ; le descriptif l’enveloppe proprement.
  2. La position de la photo : cocher Déplacer avec le texte pour qu’elle reste en face de son paragraphe si le texte s’allonge.
  3. Le logo : l’insérer, habillage Devant le texte, puis Position ▸ Fixer la position sur la page (bas-centre). Il ne bougera plus, quelles que soient les corrections.
  4. Vérifier : ajouter deux lignes de texte pour tester — la photo suit, le logo reste. Mission accomplie.
✗ Avant photo (alignée texte) texte repoussé, logo baladeur ✓ Après photo logo fixe
Fig. 8 — La fiche produit : avant (dislocation) et après (photo habillée, logo fixé).

La leçon. Deux réglages ont tout sauvé : l’habillage pour libérer la photo, et la position fixée sur la page pour immobiliser le logo. Aucune image ne se déplace « toute seule » : elle obéit toujours à son habillage et à son ancre.

🏋️ Exercices

À vous de jouer. Cherchez la manipulation, puis dépliez le corrigé.

Exercice 1 — Un tableau qui tient la page. Vous collez depuis Excel un tableau qui déborde largement dans la marge droite. En un réglage, comment le faire rentrer dans les marges ?

✅ Voir le corrigé

Cliquer dans le tableau ▸ onglet Mise en page ▸ Ajustement automatique ▸ Ajuster à la fenêtre. Le tableau se recale aussitôt sur la largeur utile entre les marges. On peut ensuite réajuster une colonne précise si besoin.

Exercice 2 — Une photo à côté du texte. Vous insérez une photo qui repousse tout le paragraphe vers le bas. Vous la voulez à droite, avec le texte qui l’entoure. Que faites-vous ?

✅ Voir le corrigé

Sélectionner la photo ▸ Options de mise en pageCarré (habillage). La glisser à droite ; le texte l’enveloppe. Garder « Déplacer avec le texte » pour qu’elle suive son paragraphe.

Exercice 3 — Une image qui ne saute plus. Un logo doit rester en bas de chaque page, immobile, même quand vous modifiez le texte. Quel habillage et quel réglage de position ?

✅ Voir le corrigé

Habillage Devant le texte (ou Derrière), puis Position ▸ Fixer la position sur la page (par exemple bas-centre). Le logo devient indépendant du flux du texte : il ne bouge plus, quelles que soient les corrections. Pour un logo présent sur toutes les pages, l’insérer plutôt dans le pied de page.

Exercice 4 — Empêcher une ligne de se couper. Dans un tableau, une ligne se scinde entre le bas d’une page et le haut de la suivante. Comment garder chaque ligne entière ?

✅ Voir le corrigé

Sélectionner le tableau ▸ clic droit ▸ Propriétés du tableau ▸ onglet Ligne ▸ décocher Autoriser le fractionnement des lignes sur plusieurs pages. Chaque ligne bascule désormais entière sur la page suivante.

Exercice 5 — Deux colonnes pour une partie seulement. Vous voulez présenter une liste de références sur deux colonnes, au milieu d’un document qui reste sur une colonne. Comment isoler ce passage ?

✅ Voir le corrigé

Sélectionner le passage concerné, puis Mise en page ▸ Colonnes ▸ Deux. Word encadre automatiquement la sélection de sauts de section continus, si bien que le reste du document garde sa colonne unique. Un saut de section continu à la fin équilibre les deux colonnes.

Exercice 6 — Répéter l’en-tête d’un long tableau. Un tableau de stock s’étale sur trois pages ; les intitulés de colonnes n’apparaissent qu’en page 1. Comment les afficher en haut de chaque page ?

✅ Voir le corrigé

Sélectionner la (ou les) ligne(s) d’en-tête, puis onglet Mise en pageRépéter les lignes d’en-têtes. Les intitulés se réaffichent automatiquement en haut de chaque page où le tableau se poursuit — sans les retaper.

🧩 Adapter à votre activité

Tableaux et images structurent les documents de tous les métiers ; les réglages vus ici se transposent directement.

  • Commerce et services. Grilles tarifaires et bons de commande en tableaux « ajustés à la fenêtre » ; fiches produit avec photos en habillage carré ; catalogues en images rangées dans un tableau invisible.
  • Artisanat et bâtiment. Devis détaillés avec total fusionné et lignes non fractionnées ; fiches de réalisation illustrées ; plans ou schémas en habillage « haut et bas » pleine largeur.
  • Professions libérales. Rapports mêlant texte et tableaux de données ; logos et cachets fixés sur la page ; sommaires sur deux colonnes via sauts de section.
  • Associations. Bulletins et comptes rendus en colonnes façon journal ; trombinoscopes en tableaux d’images ; affiches avec titre, visuel habillé et pied fixe.

🧰 Le bon réglage en un coup d’œil

Pour finir, un tableau de décision : partez de ce que vous voulez obtenir, il vous renvoie au réglage exact. C’est le raccourci mental à garder sous les yeux quand une mise en page résiste.

Je veux…Le réglage
Que le texte contourne ma photoHabillage CarréOptions de mise en page
Qu’une image ne bouge plus jamaisFixer la position sur la pageFormat ▸ Position
Qu’un tableau ne déborde pasAjuster à la fenêtreMise en page ▸ Ajustement auto.
Un titre de tableau sur toute la largeurFusionner les cellulesMise en page ▸ Fusionner
Les intitulés répétés à chaque pageRépéter les lignes d’en-têtesMise en page (tableau)
Deux colonnes sur un seul passageSélection + ColonnesMise en page ▸ Colonnes
Une page paysage au milieu du documentSaut de section (page suivante)Mise en page ▸ Sauts
Comprendre pourquoi ça sauteAfficher ancres et marquesCtrl+* (et Options ▸ Affichage)
ℹ️ Un principe unique. Retenez qu’un objet dans Word obéit toujours à trois questions : est-il dans le flux ou flottant (habillage) ? à quoi est-il rattaché (ancre) ? sa position suit-elle le texte ou la page (position) ? Répondre à ces trois questions, c’est reprendre le contrôle de n’importe quelle mise en page.

🚀 Aller plus loin

Quelques gestes accélèrent le travail sur les tableaux et les images. Le mémo ci-dessous rassemble les plus utiles.

Tab Cellule suivante (crée une ligne en fin de tableau) Ctrl+* Afficher marques et ancres Ctrl+Entrée Saut de page simple Alt ▸ N ▸ T Insérer un tableau Maj+clic Sélectionner plusieurs objets flèches Déplacer une image au pixel Astuce : maintenir Ctrl avec les flèches déplace l’objet encore plus finement.
Fig. 9 — Le mémo des raccourcis tableaux et images.

Trois réflexes de professionnel

  • Habillage d’abord. Dès qu’une image dépasse la taille d’une icône, passez-la en « carré » avant toute autre chose : la moitié des problèmes disparaît.
  • Voir l’invisible. Travaillez avec Ctrl+* activé : ancres et sauts de section deviennent visibles, donc contrôlables.
  • Le tableau invisible comme gabarit. Pour aligner durablement des blocs, un tableau à bordures masquées bat toujours le placement à la main.

Cette leçon clôt le volet mise en page de la formation Word. Elle s’appuie sur les styles (pour les en-têtes et les signets) et prépare l’export : un document dont les tableaux et images sont stables produit un PDF impeccable (leçon 245), et se prête sans heurt à la révision collaborative (leçon 244).

🔑 L’essentiel à retenir

  • Word recompose le texte en continu : une image ou un tableau mal réglé bouscule ce flux.
  • Une image est soit alignée sur le texte (comme une lettre), soit flottante (le texte la contourne) : c’est l’habillage qui décide.
  • Dès qu’une image dépasse la taille d’une icône, l’habillage carré règle l’essentiel des problèmes.
  • L’ancre relie une image flottante à un paragraphe ; supprimer ce paragraphe supprime l’image.
  • Déplacer avec le texte ou fixer sur la page : deux comportements de position à choisir selon le rôle de l’image.
  • Un tableau « ajusté à la fenêtre » ne déborde jamais ; décocher le fractionnement garde les lignes entières.
  • Répéter la ligne d’en-tête rend lisible un tableau qui court sur plusieurs pages.
  • Les sauts de section créent des zones de mise en page indépendantes (colonnes, orientation, marges).
  • Pour voir ce qui gouverne la page, affichez les marques et ancres (Ctrl+*).

📖 Glossaire

TermeDéfinition
Flux du texteRecomposition continue du texte par Word au fil des ajouts et suppressions.
HabillageManière dont le texte se comporte autour d’une image (carré, rapproché, haut/bas…).
Aligné sur le texteImage traitée comme un caractère, insérée dans la ligne du texte.
Objet flottantImage ou forme que le texte contourne, déplaçable librement.
AncreLien entre un objet flottant et le paragraphe auquel il est rattaché.
PositionRéglage décidant si un objet suit le texte ou reste fixe sur la page.
Ajuster à la fenêtreRéglage qui étend un tableau à toute la largeur utile entre les marges.
Ajuster au contenuRéglage adaptant la largeur des colonnes au texte saisi.
Fusionner / FractionnerRéunir plusieurs cellules en une, ou diviser une cellule en plusieurs.
Ligne d’en-tête répétéeIntitulés de colonnes réaffichés en haut de chaque page d’un long tableau.
Saut de sectionCoupure créant une zone de mise en page indépendante (marges, colonnes, orientation).
Saut de pagePassage à la page suivante sans créer de nouvelle section (Ctrl+Entrée).
ColonnesRépartition du texte en plusieurs bandes verticales façon journal.
RognageMasquage des bords d’une image ; les zones cachées restent dans le fichier tant qu’on ne les supprime pas.
GrouperRéunir plusieurs objets en un seul, qui se déplace et se dimensionne d’un bloc.
LégendeÉtiquette numérotée automatiquement sous une image ou un tableau (Figure 1…).

❓ Questions fréquentes

Pourquoi mon image bouge-t-elle toute seule quand j’édite le texte ?

Parce qu’elle est en habillage (flottante) et ancrée à un paragraphe qui se déplace. Pour l’immobiliser, Format ▸ Position ▸ Fixer la position sur la page, ou verrouillez son ancre.

Mon tableau dépasse la marge droite. Est-il trop grand ?

Le plus souvent, ses colonnes ont des largeurs fixes trop grandes (typique d’un collage depuis Excel). Cliquez dedans ▸ Mise en page ▸ Ajustement automatique ▸ Ajuster à la fenêtre.

Quelle différence entre saut de page et saut de section ?

Le saut de page (Ctrl+Entrée) passe à la page suivante sans changer la mise en page. Le saut de section crée une zone indépendante : on peut y changer les marges, l’orientation, les colonnes ou les en-têtes.

Comment mettre une seule page en paysage ?

Placez un saut de section (page suivante) avant et après la page concernée, cliquez dans cette section, puis Mise en page ▸ Orientation ▸ Paysage. Seule cette section bascule.

Mon image a disparu. Où est-elle passée ?

Elle était sans doute ancrée à un paragraphe que vous avez supprimé : elle part avec lui. Ctrl+Z pour la récupérer, puis déplacez son ancre vers un paragraphe stable.

Comment aligner plusieurs photos sans qu’elles se chevauchent ?

Placez-les dans les cellules d’un tableau (bordures masquées si besoin). Le tableau tient la grille, les images restent alignées et ne se recouvrent jamais.

Faut-il compresser les images d’un document ?

Oui, avant l’envoi : Format ▸ Compresser les images allège fortement un document riche en photos, sans perte visible pour l’écran ou l’impression courante. Cochez « Supprimer les zones de rognage » pour gagner encore.

Comment voir ce qui gouverne ma mise en page ?

Activez l’affichage des marques (Ctrl+*) et les ancres d’objet (Options ▸ Affichage). Vous verrez alors les sauts de section, les marques de paragraphe et les ancres — donc les vraies causes des comportements de la page.

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🏁 Testez vos connaissances

★ Quiz — Word efficace en entreprise

4 questions

1. Quel format permet de créer un modèle réutilisable ?
2. Pour envoyer 100 courriers personnalisés depuis une liste Excel, on utilise :
3. Quel format faut-il privilégier pour envoyer un devis à un client ?
4. À quoi servent les styles (Titre 1, Titre 2…) ?