LEÇON

35. Conformité : mentions légales, RGPD, cookies, formulaires, contenus IA

Un site vitrine engage la responsabilité de celui qui le publie. Ce chapitre passe en revue, sans jargon juridique, ce qu’un site d’artisan doit afficher et respecter : les mentions légales, l’information sur les données personnelles, les cookies, le formulaire de contact, le démarchage téléphonique et les contenus produits avec une IA. Deux canevas de texte prêts à adapter sont fournis.

Un site vitrine engage la responsabilité de celui qui le publie. Ce chapitre passe en revue, sans jargon juridique, ce qu’un site d’artisan doit afficher et respecter : les mentions légales, l’information sur les données personnelles, les cookies, le formulaire de contact, le démarchage téléphonique et les contenus produits avec une IA. Deux canevas de texte prêts à adapter sont fournis.

En bref

Public
Toute personne qui publie un site pour une entreprise, une association ou une activité indépendante.
Enjeu
Mettre en ligne un site qui respecte la loi française et européenne, sans avocat pour un site vitrine simple, mais sans approximation.
Idée clé
La conformité d’un site vitrine tient en trois pages et un formulaire bien fait : on dit qui l’on est, on dit ce qu’on fait des données, et on ne charge rien sans y avoir réfléchi.
Prérequis
Chapitres 23 (IA), 28 (formulaires) et 33 (polices, cartes, vidéos).
Lecture
Environ 18 minutes (+ 40 minutes d’exercice).

35.1 — Les mentions légales : dire qui publie

Toute personne qui édite un site en France doit permettre à ses visiteurs de savoir qui se trouve derrière. C’est la loi pour la confiance dans l’économie numérique (loi du 21 juin 2004, dite LCEN) qui l’impose, à tout site professionnel, quelle que soit sa taille. Les mentions attendues sont peu nombreuses, mais elles doivent être complètes et faciles à trouver : une page « Mentions légales » reliée depuis le pied de page de toutes les pages suffit.

Pour une entreprise, il faut indiquer sa dénomination ou sa raison sociale, sa forme juridique et son capital s’il y a lieu, l’adresse de son siège, un numéro de téléphone et une adresse e-mail, son numéro d’immatriculation (le SIREN, et pour un artisan l’inscription au registre national des entreprises, qui a remplacé le répertoire des métiers), son numéro de TVA intracommunautaire si elle y est assujettie, le nom du directeur de la publication (en général le dirigeant), et l’identité de l’hébergeur du site avec son adresse et son téléphone. Un entrepreneur individuel indique ses nom et prénom, son adresse et son numéro d’immatriculation.

Deux mentions supplémentaires concernent les artisans. Une activité soumise à une assurance professionnelle obligatoire — c’est le cas des métiers du bâtiment avec la garantie décennale, dont relève la pose d’escaliers — indique le nom de l’assureur et l’étendue géographique de la couverture ; cette mention figure de toute façon sur les devis et factures, autant la reprendre sur le site. Et tout professionnel qui vend à des particuliers doit leur indiquer le médiateur de la consommation auquel il adhère, notamment sur son site. Si vous n’en avez pas encore, votre chambre de métiers ou votre organisation professionnelle vous orientera.

Méthode

Canevas de mentions légales (à adapter, champs entre crochets ; à faire relire par votre expert-comptable ou votre chambre de métiers).

Éditeur du site. [Dénomination ou Nom Prénom], [forme juridique : entreprise individuelle / SARL au capital de X €…], dont le siège est situé [adresse complète]. Téléphone : [numéro]. E-mail : [adresse]. SIREN : [XXX XXX XXX]. [Immatriculé(e) au registre national des entreprises, secteur des métiers et de l’artisanat / au RCS de [ville] sous le n° …]. [N° de TVA intracommunautaire : FR… / TVA non applicable, article 293 B du CGI].

Directeur de la publication. [Nom Prénom], [qualité : gérant(e), président(e), entrepreneur(e) individuel(le)].

Hébergement. Le site est hébergé par [nom de l’hébergeur], [forme juridique], [adresse], [téléphone].

Assurance professionnelle [si applicable]. [Nom de l’assureur], [adresse]. Couverture géographique : [France métropolitaine]. [Garantie décennale : contrat n° …].

Médiation de la consommation. En cas de litige non résolu, le consommateur peut saisir gratuitement [nom du médiateur], [adresse postale / site web].

Propriété intellectuelle. L’ensemble des textes, photographies et éléments graphiques de ce site est la propriété de [éditeur] ou de ses auteurs et ne peut être reproduit sans autorisation. Crédits photographiques : [nom du photographe / banque d’images et licence].

Contenus assistés par IA [recommandé]. Certains textes ou visuels de ce site ont été préparés avec l’aide d’outils d’intelligence artificielle, puis relus, vérifiés et validés par [éditeur], qui en assume la responsabilité. Les photographies de réalisations sont des photographies réelles.

Données personnelles. Voir notre politique de confidentialité [lien].

35.2 — La politique de confidentialité : dire ce qu’on fait des données

Dès qu’un site collecte une information sur une personne — un nom et une adresse e-mail dans un formulaire de contact suffisent —, le RGPD (règlement général sur la protection des données, appliqué en Europe depuis 2018) s’applique. Pour un site vitrine, la conséquence est simple : informer clairement, ne collecter que le nécessaire, ne pas conserver indéfiniment, et permettre aux personnes d’exercer leurs droits. Ce n’est ni une déclaration à faire ni une autorisation à demander ; c’est une page à écrire et des habitudes à prendre.

La page « Politique de confidentialité » (ou « Données personnelles ») répond à des questions précises : qui est responsable du traitement, quelles données sont collectées et par quel moyen, dans quel but, sur quel fondement, qui y a accès, combien de temps elles sont gardées, quels sont les droits des personnes et comment les exercer, et auprès de qui se plaindre — en France, la CNIL (Commission nationale de l’informatique et des libertés). Elle mentionne aussi les cookies et outils de mesure éventuels (voir 35.3).

Définition

Base légale — la justification juridique d’une collecte de données. Pour une demande de devis, c’est l’exécution de mesures précontractuelles à la demande de la personne : elle vous écrit, vous lui répondez. Pour un rappel téléphonique commercial ou l’envoi d’actualités, c’est le consentement, qui doit être libre, spécifique, éclairé et retirable à tout moment. Choisir la bonne base évite de demander un consentement là où il n’est pas nécessaire, et d’en oublier un là où il l’est.

Méthode

Canevas de politique de confidentialité pour un formulaire de contact (à adapter, champs entre crochets).

Responsable du traitement. [Dénomination], [adresse], [e-mail de contact].

Données collectées. Lorsque vous utilisez le formulaire de contact ou de demande de devis, nous recueillons : votre nom, votre adresse e-mail, [votre numéro de téléphone (facultatif)], [votre commune], et le contenu de votre message. Les champs marqués d’un astérisque sont nécessaires pour vous répondre ; les autres sont facultatifs. Aucune autre donnée n’est collectée à votre insu.

Finalités et bases légales. Ces données servent uniquement à répondre à votre demande et, le cas échéant, à établir un devis (mesures précontractuelles prises à votre demande). Si vous avez coché la case correspondante, votre numéro de téléphone sert à vous rappeler au sujet de votre demande (consentement, que vous pouvez retirer à tout moment en nous écrivant). Nous n’utilisons pas vos données à des fins de prospection sans votre accord et ne les cédons à personne.

Destinataires. Les données sont traitées par [dénomination] uniquement. Notre hébergeur, [nom], y a techniquement accès en qualité de sous-traitant, dans l’Union européenne. [Aucun transfert hors de l’Union européenne.]

Durée de conservation. Les demandes sont conservées le temps de leur traitement, puis [3 ans] à compter de notre dernier échange, durée couramment retenue pour les contacts commerciaux ; les envois enregistrés dans le site sont supprimés tous les [6 mois]. Les devis acceptés et factures sont conservés selon les durées légales comptables.

Vos droits. Vous disposez d’un droit d’accès, de rectification, d’effacement, de limitation, d’opposition et de portabilité de vos données. Pour l’exercer, écrivez à [e-mail] ou à [adresse postale] ; nous vous répondons sous un mois. Vous pouvez introduire une réclamation auprès de la CNIL (cnil.fr).

Cookies et mesure d’audience. [Ce site ne dépose aucun traceur soumis à consentement. / Ce site utilise l’outil de mesure d’audience [nom], configuré selon les recommandations de la CNIL et exempté de consentement ; il ne permet pas de vous suivre sur d’autres sites.] [Liste des traceurs techniques : …]

Mise à jour. Politique mise à jour le [date].

35.3 — Cookies et traceurs : ce qui déclenche le consentement

Un cookie est un petit fichier qu’un site dépose dans le navigateur du visiteur pour se souvenir de quelque chose ; la loi française et la CNIL parlent plus largement de traceurs, ce qui inclut tout ce qu’un site écrit ou lit dans l’appareil du visiteur. La règle est la suivante : déposer un traceur qui n’est pas strictement nécessaire au service demandé exige le consentement préalable du visiteur, exprimé par un acte positif. Continuer à naviguer ne vaut pas accord, et refuser doit être aussi simple qu’accepter.

Bonne nouvelle pour un site vitrine : Elementor ne dépose par lui-même aucun cookie dans une page simple, et WordPress n’en pose que pour les utilisateurs connectés, ce qui ne concerne pas vos visiteurs. Ce sont les éléments tiers que vous ajoutez qui créent l’obligation. Le tableau ci-dessous les recense.

Élément présent sur le siteConsentementQue faire
Cookies techniques de WordPress (connexion, commentaires)Non, exemptésRien, sinon les citer dans la politique de confidentialité.
Mesure d’audience exemptée (Matomo auto-hébergé configuré selon la CNIL, ou équivalent)Non, sous conditionsStatistiques anonymes, pour votre seul compte, sans suivi d’un site à l’autre ; conserver la configuration CNIL et le mentionner.
Google Analytics et outils de statistiques non exemptésOuiBandeau qui bloque le script tant que le visiteur n’a pas accepté, ou remplacement par un outil exempté.
Vidéo YouTube intégréeOui, dès l’affichageAfficher une image de couverture et ne charger la vidéo qu’au clic, ou passer par le bandeau ; à défaut, vidéo auto-hébergée (chapitre 14).
Widget Google MapsOuiImage du plan cliquable vers l’itinéraire (chapitre 16).
Polices Google chargées depuis les serveurs de GooglePas un cookie, mais une transmission de l’adresse IP à un tiersHéberger les polices sur le site (chapitres 13 et 33).
Pixel Meta, balise Google Ads, widgets FacebookOuiBandeau bloquant, ou s’en passer sur un site vitrine.
reCAPTCHA de GoogleLa CNIL considère qu’il n’est pas exemptéChamp Honeypot du formulaire d’abord (chapitre 28) ; reCAPTCHA seulement si le spam l’impose, avec consentement.
Popup Elementor qui mémorise son affichageÉcriture dans le navigateur, sans suiviLa citer parmi les traceurs techniques de la politique de confidentialité.

Si, après inventaire, votre site ne contient aucun élément de la colonne « Oui », vous n’avez pas besoin de bandeau. C’est le cas d’une Menuiserie Roche qui héberge ses polices, remplace la carte par une image et mesure son audience avec un outil exempté : un site plus rapide, plus sobre et sans bandeau, ce qui est aussi meilleur pour le visiteur.

À savoir

Si un bandeau est nécessaire, il doit proposer Tout refuser au même niveau que Tout accepter, sans case pré-cochée, bloquer réellement les scripts tant que rien n’est accepté, permettre de changer d’avis (lien « Gérer mes cookies » en pied de page) et redemander le choix au bout de six mois au plus, durée recommandée par la CNIL. Elementor propose son propre outil, Elementor › Cookie Consent, facturé en crédits Elementor One ; des extensions dédiées existent aussi (Complianz, tarteaucitron.js ou Axeptio, cités comme exemples). Dans tous les cas, testez : ouvrez le site en navigation privée, refusez, et vérifiez dans les outils du navigateur qu’aucun script tiers ne s’est chargé.

35.4 — Le formulaire et le téléphone

Le formulaire de contact est l’endroit où le site collecte des données ; c’est donc là que l’information doit être donnée, au moment même de la collecte. Trois éléments suffisent : une mention d’information courte sous le formulaire (« Les informations recueillies servent à traiter votre demande. Elles sont conservées trois ans et ne sont transmises à personne. Pour en savoir plus et exercer vos droits : politique de confidentialité »), une case d’acceptation non pré-cochée renvoyant à cette politique, et l’absence de tout champ inutile : on ne demande pas la date de naissance pour un devis d’escalier.

Le téléphone mérite une attention particulière. Depuis le 11 août 2026, en application de la loi du 30 mai 2025, le démarchage téléphonique des particuliers est interdit sans leur consentement préalable et explicite. Répondre à quelqu’un qui vous a écrit pour un devis n’est pas du démarchage ; le rappeler six mois plus tard pour lui proposer une cuisine en est. Pour lever toute ambiguïté, le chapitre 28 a prévu une case dédiée, facultative et non pré-cochée : « J’accepte d’être rappelé(e) par téléphone au sujet de ma demande. » Le libellé dit qui appelle et pourquoi ; le site conserve la preuve (date, texte affiché) avec l’envoi.

Attention

Elementor Pro enregistre par défaut chaque envoi de formulaire dans Elementor › Envois (plans Advanced et supérieurs). C’est pratique, mais c’est une base de données personnelles qui grossit toute seule. Fixez une règle — par exemple supprimer les envois de plus de six mois — et notez-la dans votre routine de maintenance (chapitre 36). Si vous ne consultez jamais cette page, désactivez la collecte dans Elementor › Éditeur › Réglages › Avancé et contentez-vous de l’e-mail reçu.

35.5 — Contenus produits avec une IA, images et droit d’auteur

Le chapitre 23 a montré comment Elementor AI et Angie aident à rédiger et à illustrer. Depuis le 2 août 2026, l’article 50 du règlement européen sur l’intelligence artificielle (AI Act) impose des obligations de transparence à ceux qui diffusent des contenus produits par une IA. Deux cas concernent un site vitrine : les hypertrucages — images, sons ou vidéos générés ou manipulés qui ressemblent à des personnes, lieux ou événements réels et pourraient passer pour authentiques — doivent être signalés comme tels ; et les textes générés par IA publiés pour informer le public sur des sujets d’intérêt général doivent l’être aussi, sauf s’ils ont fait l’objet d’une relecture humaine substantielle sous la responsabilité de celui qui publie. Les assistants conversationnels doivent, eux, se présenter comme tels.

Concrètement, la page « Prestations » d’une menuiserie n’est pas un texte d’intérêt général, et une illustration d’ambiance générée n’est pas un hypertrucage. Mais une image générée présentée comme une photo de votre atelier ou de votre réalisation trompe le client, ce qui relève de la pratique commerciale trompeuse indépendamment de l’AI Act. La ligne de conduite est simple : relire et corriger tout texte généré avant publication, réserver la photographie réelle à tout ce qui montre votre travail, et indiquer dans les mentions légales que certains contenus ont été préparés avec une aide IA puis validés par vous — c’est la mention proposée dans le canevas.

Piège classique

Illustrer son site avec des photos trouvées dans un moteur de recherche d’images. Toute photographie est protégée par le droit d’auteur dès sa création, sans formalité ; l’utiliser sans licence expose à une facture de régularisation, fréquente et coûteuse. Utilisez vos propres photos, celles d’un photographe qui vous a cédé les droits, ou des banques d’images dont vous avez lu la licence (certaines interdisent l’usage commercial ou exigent une mention). Conservez la trace de la licence de chaque image. Pour les images générées par IA, vérifiez les conditions d’utilisation de l’outil ; leur protection juridique est incertaine, ce qui signifie aussi que vous ne pourrez pas empêcher un concurrent de les réutiliser.

Deux derniers points. Une personne reconnaissable sur une photo — un salarié, un client dans sa cuisine neuve — doit avoir donné son accord écrit pour figurer sur le site : c’est le droit à l’image. Et une page « Accessibilité » reste facultative pour une entreprise non soumise au RGAA (chapitre 34), mais rien n’interdit d’y dire en quelques lignes ce que vous avez fait et comment vous joindre en cas de difficulté.

35.6 — Mettre le site en règle : le parcours

  1. Créez les deux pages. Dans WordPress, Pages › Ajouter : « Mentions légales » et « Politique de confidentialité ». Elles peuvent rester dans l’éditeur de blocs (le modèle Page individuelle du chapitre 25 leur donne l’en-tête et le pied de page) ou être ouvertes dans Elementor avec un simple élément Paragraphe par bloc de texte.
  2. Remplissez les canevas. Reprenez les deux encadrés Méthode, remplacez chaque champ entre crochets, supprimez ce qui ne s’applique pas. Ne laissez aucun crochet.
  3. Reliez-les depuis le pied de page. Dans le modèle Pied de page du Constructeur de thème (chapitre 24), ajoutez les deux liens ; ils apparaîtront sur toutes les pages.
  4. Ajustez le formulaire. Mention d’information, case d’acceptation, case de rappel téléphonique facultative, aucun champ superflu (chapitre 28). Fixez la règle de purge des envois.
  5. Faites l’inventaire des traceurs. Passez chaque page au tableau de la section 35.3. Remplacez ce qui peut l’être ; installez un bandeau seulement s’il reste un élément de la colonne « Oui ».
  6. Vérifiez en navigation privée. Ouvrez le site, lisez les deux pages comme un visiteur, envoyez un formulaire de test, et vérifiez dans les outils du navigateur (onglet Réseau) qu’aucun domaine tiers inattendu n’est appelé.
  7. Faites relire. Expert-comptable, chambre de métiers ou organisation professionnelle : une relecture d’un quart d’heure évite les oublis, en particulier sur l’assurance et le médiateur.

Exercice 35.1 — Les pages légales de la Menuiserie Roche 40 min

Objectif : produire les mentions légales et la politique de confidentialité du site fil rouge à partir des canevas, et décider si un bandeau de cookies est nécessaire.

  1. Rédigez les mentions légales de la Menuiserie Roche (Camille Roche, entrepreneure individuelle, Murol ; inventez un SIREN fictif de neuf chiffres, un hébergeur fictif, un assureur fictif pour la garantie décennale et un médiateur fictif). Contrôlez que les six informations obligatoires y figurent : identité, adresse, contact, immatriculation, directeur de la publication, hébergeur.
  2. Rédigez la politique de confidentialité en la calant sur le formulaire de devis en deux étapes du chapitre 28 : listez exactement ses champs, ni plus ni moins, et fixez une durée de conservation et une fréquence de purge des envois.
  3. Faites l’inventaire des traceurs du site tel qu’il est aujourd’hui : polices, galerie, vidéo éventuelle, carte, statistiques, formulaire. Pour chaque ligne, écrivez « exempté », « à remplacer par… » ou « consentement nécessaire ».
  4. Concluez en une phrase : bandeau nécessaire ou non, et pourquoi.
  5. Créez les deux pages dans WordPress, collez les textes, reliez-les depuis le pied de page, puis relisez-les sur un téléphone.

Résultat attendu : deux pages publiées, sans crochet restant, accessibles depuis le pied de page de toutes les pages ; un inventaire des traceurs qui conclut, pour le site tel que construit dans ce support (polices locales, carte en image, pas de vidéo YouTube, statistiques exemptées ou absentes), qu’aucun bandeau n’est nécessaire ; un formulaire dont la mention d’information et les deux cases correspondent mot pour mot à la politique publiée.

À retenir

  • Les mentions légales sont obligatoires pour tout site professionnel : identité, adresse, contact, immatriculation (SIREN et registre national des entreprises pour un artisan), directeur de la publication, hébergeur ; un artisan y ajoute son assurance obligatoire et son médiateur de la consommation.
  • La politique de confidentialité dit ce que le formulaire collecte, pourquoi, sur quelle base, combien de temps, et comment exercer ses droits ; elle est écrite en même temps que le formulaire, pas après.
  • Elementor ne dépose pas de cookies par lui-même ; ce sont les éléments tiers (statistiques non exemptées, YouTube, Google Maps, pixels, reCAPTCHA) qui imposent un bandeau. Les supprimer ou les remplacer est souvent la meilleure solution.
  • Depuis le 11 août 2026, rappeler un particulier à des fins commerciales exige son consentement préalable : une case dédiée, facultative et non pré-cochée, avec conservation de la preuve.
  • Depuis le 2 août 2026, les hypertrucages et les textes d’intérêt général générés sans relecture humaine substantielle doivent être signalés ; pour un site vitrine, relire, réserver la photo réelle à vos réalisations et l’indiquer dans les mentions légales suffit.
  • Chaque image a un auteur : utilisez vos photos, une licence lue et conservée, et l’accord écrit des personnes reconnaissables.