LEÇON

Le masque : votre identité visuelle réglée une fois

Couleurs, polices et logo automatiques.

🎯 Ce que vous saurez faire après cette leçon

  • Comprendre la différence entre masque, dispositions et thème ;
  • Ouvrir le mode Masque des diapositives et vous y repérer ;
  • Régler une fois pour toutes vos couleurs et vos polices de marque ;
  • Placer logo, pied de page et numéro sur toutes les diapos d’un seul geste ;
  • Créer des dispositions adaptées à chaque usage (titre, contenu, comparaison, citation) ;
  • Enregistrer votre travail comme thème et comme modèle .potx réutilisable.

⏱️ Durée : 55 à 70 min · 🎓 Niveau : débutant à intermédiaire · 🧰 Prérequis : savoir créer des diapositives et saisir du texte (leçon « Structurer son message » conseillée avant celle-ci).

1. Le masque : régler son identité une fois, pas cent fois

Paul Chabrier a désormais un message clair (voir la leçon précédente). Reste un problème très concret : sa présentation ne ressemble à rien de stable. Une diapo a un titre bleu, la suivante un titre noir ; le logo est en haut à gauche ici, en bas à droite là ; les polices changent selon la diapo où il a fait un copier-coller. Le résultat donne une impression d’amateurisme — injuste, car son travail de menuisier, lui, est irréprochable. Or un client juge le sérieux d’une entreprise à sa cohérence visuelle : si le diaporama est brouillon, on redoute que le chantier le soit aussi.

La bonne nouvelle : PowerPoint permet de régler cette identité une seule fois, à un seul endroit, et de la voir s’appliquer automatiquement à toutes les diapositives, présentes et futures. Cet endroit s’appelle le masque des diapositives. C’est l’équivalent, en menuiserie, du gabarit : on règle la machine une fois, et chaque pièce sort identique. On ne repositionne pas la butée à chaque planche ; on ne recolorie pas chaque titre à la main.

Ce que le masque vous fait gagner tient en trois mots : temps, cohérence, sérénité. Le temps, parce qu’un changement de couleur se répercute partout d’un clic. La cohérence, parce qu’aucune diapo ne peut plus « déraper » visuellement. La sérénité, parce que vous ne passez plus vos soirées à aligner des logos : vous vous concentrez sur le contenu, qui est le seul à mériter votre énergie.

Cette leçon suit la charte Menuiserie Chabrier que nous allons construire ensemble : un vert forêt profond pour évoquer le bois et la montagne, un beige chaleureux en fond, une police sobre et lisible. Vous transposerez sans peine à vos propres couleurs. L’important n’est pas quelle couleur, mais le fait qu’elle soit décidée une fois et tenue partout.

Le schéma ci-dessous montre le principe d’héritage qui fait toute la puissance du masque : ce qu’on règle en haut descend automatiquement en bas.

Masque (le parent) Disposition Titre Titre + contenu Comparaison vos diapos vos diapos vos diapos
Fig. 1 — L’héritage. Une couleur ou un logo posé sur le masque descend dans chaque disposition, puis dans chacune de vos diapos. On règle en haut ; tout suit en bas.
ℹ️ Une image vaut une analogie. Le masque est au diaporama ce que le patron est à un vêtement : on le taille une fois, et toutes les pièces coupées dessus ont la même forme. Modifier le patron, c’est modifier toutes les pièces à venir sans retoucher chacune à la main.

2. Anatomie : masque, dispositions et thème

Trois mots reviennent sans cesse et sèment la confusion. Fixons-les une fois pour toutes, car tout le reste en découle.

2.1 Le masque des diapositives

C’est la diapositive « mère », tout en haut du volet en mode Masque. Ce que vous y déposez (logo, couleur de fond, police par défaut, pied de page) s’applique à toutes les dispositions et donc à toutes les diapos. C’est le niveau le plus puissant : on n’y touche que pour ce qui doit être partout.

2.2 Les dispositions (ou « layouts »)

Sous le masque s’alignent des variantes : la disposition « Diapositive de titre », « Titre et contenu », « Comparaison », « Vide »… Chaque disposition hérite du masque, mais organise différemment les emplacements (les « placeholders »). Quand vous ajoutez une diapo, vous choisissez en réalité une disposition.

2.3 Le thème

Le thème est la palette d’identité : un jeu de couleurs, un jeu de polices et quelques effets, portés par le masque. Changer de thème, c’est rhabiller toute la présentation d’un coup. Un thème bien réglé est votre charte graphique dans PowerPoint.

3. Ouvrir le mode Masque et s’y repérer

On accède au masque par le menu Affichage → Masque des diapositives. Un nouvel onglet « Masque des diapositives » apparaît dans le ruban, et le volet de gauche change : la grande vignette du haut est le masque ; les vignettes légèrement décalées en dessous sont les dispositions qui en héritent.

Menuiserie Chabrier — Mode Masque Masque des diapositives Insertion MASQUEle parent Diapo de titre Titre + contenu Comparaison Zone de titre — cliquez pour modifier Zone de contenu (puces, image, tableau) Pied de page #
Fig. 2 — Le mode Masque. En haut à gauche, le masque parent ; en dessous, les dispositions. Au centre, les emplacements (titre, contenu, pied de page, numéro) qu’on règle une fois.

Marche à suivre pour entrer, régler et sortir :

  1. Affichage → Masque des diapositives. Le ruban bascule en mode Masque.
  2. Cliquez sur la grande vignette du haut (le masque) pour régler ce qui doit être partout.
  3. Faites vos réglages (couleurs, polices, logo, pied de page — détaillés plus bas).
  4. Pour un réglage propre à un seul type de diapo, cliquez sur la disposition concernée, pas sur le masque.
  5. Quand c’est fini, cliquez sur Fermer le mode Masque. Vous revenez à vos diapos, désormais toutes cohérentes.
⚠️ Masque ou disposition ? Erreur classique : régler une couleur sur une seule disposition en croyant la régler partout, puis s’étonner qu’une autre diapo ne suive pas. Règle simple : ce qui doit être sur toutes les diapos (logo, fond, police) se règle sur le masque (vignette du haut). Ce qui ne concerne qu’un usage se règle sur la disposition.

4. Régler les couleurs du thème

Dans l’onglet Masque, le bouton Couleurs ouvre la liste des jeux de couleurs. Choisissez Personnaliser les couleurs en bas : vous accédez aux douze emplacements du thème. Deux vous serviront le plus : les couleurs « Accentuation 1 » (votre couleur de marque) et le texte/arrière-plan. Réglez-les une fois ; PowerPoint proposera ensuite ces teintes partout (titres, formes, graphiques) au lieu du bleu standard que tout le monde reconnaît.

La palette Menuiserie Chabrier Vert forêt Beige fond Encre (texte) Cuivre (accent) Blanc
Fig. 3 — Cinq couleurs suffisent : une dominante (vert forêt), un fond doux (beige), une couleur de texte (encre), un accent (cuivre) pour souligner, et le blanc. On ne dépasse jamais trois couleurs visibles sur une même diapo.

La règle d’or de la couleur en présentation professionnelle : peu, et toujours les mêmes. Trois couleurs actives suffisent ; au-delà, l’œil se disperse et l’impression de sérieux s’effondre. Le tableau ci-dessous fixe le rôle de chaque teinte : donner un rôle à une couleur, c’est s’interdire de l’employer au hasard.

CouleurRôleOù l’utiliser
Vert forêtCouleur de marque (Accentuation 1)Titres, filets, formes, en-têtes de tableau
BeigeFond chaleureuxArrière-plan de certaines diapos de section
EncreTexte courantCorps de texte, légendes
CuivreAccent, mise en valeurUn chiffre clé, un mot souligné — avec parcimonie
BlancRespirationFond principal, marges autour du contenu
💡 Contraste et accessibilité. Un vidéoprojecteur délave toujours les teintes. Gardez un fort contraste texte/fond : encre sur blanc ou blanc sur vert forêt, jamais gris clair sur beige. Un client presbyte, une salle éclairée : le contraste n’est pas une coquetterie, c’est ce qui rend votre message lisible pour tout le monde.

5. Régler les polices du thème

À côté du bouton Couleurs, le bouton Polices définit deux familles : une pour les titres, une pour le corps. Réglées ici, elles s’appliquent à toutes les diapos ; vous n’aurez plus jamais à choisir une police diapo par diapo. La règle est la même que pour les couleurs : deux polices maximum, sobres et lisibles.

Fuyez les polices fantaisie (scriptes, gothiques) : elles fatiguent et brouillent le message. Un bon duo associe une police de titre un peu affirmée à une police de corps très lisible. Le tableau propose des appariements sûrs, disponibles sur la plupart des ordinateurs.

TitresCorpsImpression
MontserratCalibriModerne, net, passe-partout
PoppinsLatoChaleureux, rond, artisanal
GeorgiaVerdanaClassique, rassurant, institutionnel
Calibri LightCalibriLe duo par défaut, valeur sûre si vous hésitez
ℹ️ Attention aux polices exotiques. Si vous installez une police rare et que vous présentez sur l’ordinateur d’un client, elle sera remplacée par une autre — et toute votre mise en page se décale. Restez sur des polices répandues, ou emportez votre propre ordinateur. En dernier recours, incorporez les polices dans le fichier (Fichier → Options → Enregistrement → Incorporer les polices).

6. Logo, pied de page et numéro : posés une fois, partout

C’est ici que le masque devient magique. Placez votre logo sur le masque parent, et il apparaît sur toutes les diapos, exactement au même endroit, sans que vous ayez à le recoller. Idem pour le pied de page (nom de l’entreprise, coordonnées) et le numéro de diapo.

6.1 Placer le logo

  1. En mode Masque, cliquez sur la grande vignette du haut (le masque parent).
  2. Insertion → Images, choisissez votre logo (idéalement un PNG à fond transparent).
  3. Placez-le dans un coin discret (souvent en bas à droite) et à une taille modeste : un logo n’écrase jamais le contenu.
  4. Fermez le mode Masque : le logo est désormais sur chaque diapo, aligné au pixel près.

Pour l’enlever de la seule diapo de titre (où l’on veut parfois un grand logo différent), on règle cette exception sur la disposition « Diapositive de titre », pas sur le masque.

6.2 Pied de page et numéro de diapo

Le menu Insertion → En-tête et pied de page ouvre une petite fenêtre. Cochez Pied de page et saisissez « Menuiserie Chabrier · Besse · 04 73 XX XX XX » ; cochez Numéro de diapositive. Cochez aussi « Ne pas afficher sur la diapositive de titre » pour garder une page d’ouverture épurée. Cliquez sur Appliquer partout. En un geste, chaque diapo porte votre signature.

Un chêne massif local Zone de contenu Menuiserie Chabrier · Besse · 04 73 XX XX XX LOGO 7 1 2 3 1 — logo (masque) · 2 — pied de page · 3 — numéro automatique
Fig. 4 — Une diapo type Chabrier. Le logo, le pied de page et le numéro viennent tous du masque : ils sont identiques sur chaque diapositive, sans effort.
💡 Le numéro qui se met à jour tout seul. N’écrivez jamais le numéro de diapo à la main : si vous en insérez une au milieu, toute la numérotation est fausse. Le champ « Numéro de diapositive » se recalcule automatiquement. C’est la même logique que le masque : on règle une fois, la machine tient les comptes.

7. Les dispositions : une par usage

Le masque règle l’identité ; les dispositions règlent l’organisation. Plutôt que de bricoler chaque diapo, on prépare quelques dispositions types et on les réutilise. C’est ce qui donne à une présentation ce rythme régulier et rassurant des documents bien faits.

Voici les dispositions vraiment utiles à une TPE. Inutile d’en avoir vingt : cinq ou six couvrent tous les besoins d’une réunion.

DispositionContientQuand l’utiliser
Diapositive de titreGrand titre + sous-titreOuverture de la réunion
Titre + contenuTitre-message + zone libreLa diapo de travail la plus fréquente
Deux contenusTitre + deux colonnesAvant/après, comparaison, texte + image
SectionGrand intertitre sur fond coloréMarquer un changement de partie
Image pleine pageUne photo, un titre par-dessusUne réalisation qui parle d’elle-même
VideAucun emplacementComposition libre, schéma sur mesure

7.1 Modifier ou créer une disposition

  1. En mode Masque, cliquez sur la disposition à modifier dans le volet.
  2. Déplacez, redimensionnez ou supprimez les emplacements ; ajoutez-en avec Insérer un espace réservé.
  3. Pour une nouvelle disposition, cliquez sur Insérer une disposition, puis composez-la.
  4. Donnez-lui un nom clair (clic droit → Renommer la disposition) : « Réalisation photo », « Comparatif ».
  5. Fermez le masque : vos nouvelles dispositions apparaissent dans Accueil → Nouvelle diapositive.
Six dispositions couvrent tous les besoins Titre Titre + contenu Deux contenus Section Image pleine page libreVide
Fig. 5 — Le jeu de dispositions Chabrier. Chacune règle une organisation ; toutes héritent des couleurs, polices et logo du masque.

8. Enregistrer son travail : thème et modèle .potx

Vous venez de régler votre identité. Il serait dommage de la refaire à chaque nouvelle présentation. Deux façons de la conserver :

8.1 Enregistrer le thème

Onglet Création → Thèmes → Enregistrer le thème actif. Votre jeu de couleurs, de polices et d’effets devient un thème réutilisable, proposé en un clic dans toutes vos présentations. Idéal pour appliquer votre identité à un diaporama existant.

8.2 Enregistrer un modèle .potx

Pour aller plus loin, enregistrez toute la présentation (masque + dispositions + diapos types) comme modèle : Fichier → Enregistrer sous → Type : Modèle PowerPoint (.potx). À chaque nouveau projet, vous partez de ce modèle : identité en place, dispositions prêtes, quelques diapos d’exemple déjà là. Vous ne remettez plus jamais les mains dans le masque ; vous racontez, c’est tout.

ℹ️ Thème ou modèle ? Le thème ne transporte que l’habillage (couleurs, polices) : on l’applique à un fichier existant. Le modèle .potx transporte tout, y compris les dispositions et des diapos d’exemple : c’est un point de départ complet. En pratique : gardez les deux.

🧭 Erreurs fréquentes et dépannage

Le masque déroute au début parce qu’on ne sait pas toujours on agit. Ce tableau relie chaque symptôme à sa cause et à sa correction.

SymptômeCause probableSolution
Le logo n’apparaît que sur certaines diaposIl a été posé sur une disposition, pas sur le masqueLe placer sur la vignette du haut (masque parent)
Impossible de sélectionner le logo sur une diapoNormal : un élément du masque n’est pas modifiable depuis la diapoRetourner en mode Masque pour le modifier
Les couleurs ne changent pas partoutCouleurs posées « en dur » sur les formes, hors thèmeUtiliser les couleurs du thème, pas la palette libre
La mise en page se décale chez le clientPolice non installée sur son ordinateurPolices répandues, ou incorporer les polices
Le numéro de diapo est fauxNuméro tapé à la main, pas le champ automatiqueInsertion → En-tête et pied de page → Numéro
Une diapo garde un ancien styleMise en forme manuelle qui écrase le masqueAccueil → Rétablir ; ou réappliquer la disposition
Trop de dispositions inutiles encombrent le menuModèle importé rempli de layouts d’origineEn mode Masque, supprimer les dispositions inutilisées

📋 Cas pratique 1 — Paul règle son masque Chabrier

Situation. Paul repart de son diaporama « cuisine », visuellement disparate. Objectif : une identité tenue partout, en vingt minutes, sans toucher au contenu.

Étape 1 — Les couleurs. Affichage → Masque. Bouton Couleurs → Personnaliser : il règle Accentuation 1 sur le vert forêt, l’arrière-plan clair sur le beige. Tous les titres passent au vert d’un coup.

Étape 2 — Les polices. Bouton Polices → Personnaliser : titres en Poppins, corps en Lato. Fini les mélanges de polices hérités des copier-coller.

Étape 3 — Le logo et le pied de page. Sur le masque parent : Insertion → Images, logo PNG en bas à droite. Puis Insertion → En-tête et pied de page : pied « Menuiserie Chabrier · Besse », numéro coché, décochés sur la diapo de titre. Appliquer partout.

Étape 4 — Fermer. Paul ferme le mode Masque. Les dix diapos de sa présentation sont désormais homogènes : même vert, même police, logo au même endroit. Il n’a pas retouché une seule diapo à la main. Temps réel : 18 minutes. Et surtout : sa prochaine présentation partira du même masque — zéro minute de mise en forme.

📋 Cas pratique 2 — Un modèle qui resservira dix fois

Situation. Paul prépare maintenant sa présentation à l’architecte. Plutôt que tout refaire, il part de son masque Chabrier et l’enregistre en modèle .potx. Résultat : chaque futur diaporama (devis, partenariat, recrutement) démarre déjà habillé.

Le schéma ci-dessous montre ce que le masque change concrètement : à gauche, trois diapos faites « à la main », chacune un peu différente ; à droite, les mêmes trois diapos issues du masque, parfaitement alignées.

✗ Sans masque — chaque diapo diffère ✓ Avec masque — tout est aligné
Fig. 6 — Sans masque, le logo change de coin et le titre de couleur. Avec masque, tout est identique : c’est cette régularité que l’œil du client lit comme du « sérieux ».

Le bénéfice invisible. Un modèle .potx, c’est aussi une discipline : le jour où Paul est pressé, il ne peut plus « bâcler » la mise en forme, puisqu’elle est déjà faite. La qualité devient le chemin le plus facile. C’est tout l’intérêt d’investir vingt minutes une fois : elles se remboursent à chaque présentation.

🏋️ Exercices

Exercice 1 — Masque ou disposition ? Pour chaque réglage, dites s’il va sur le masque ou sur une disposition : (a) le logo sur toutes les diapos ; (b) un grand fond vert réservé aux diapos de section ; (c) la police de corps ; (d) deux colonnes pour les comparaisons.

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(a) Masque (partout) ; (b) disposition « Section » (usage précis) ; (c) masque via le thème (partout) ; (d) disposition « Deux contenus ». Règle : partout → masque ; un usage → disposition.

Exercice 2 — Diagnostiquer une incohérence. Sur une présentation, le logo est présent sur 8 diapos et absent sur 2. Où est le problème et comment le régler proprement ?

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Les 2 diapos sans logo utilisent une disposition où le logo a été retiré, ou bien le logo a été posé sur des dispositions plutôt que sur le masque. Solution propre : retirer le logo de partout, le poser une seule fois sur le masque parent, puis ne l’enlever que sur la disposition « Diapositive de titre » si on le souhaite. On ne bricole jamais diapo par diapo.

Exercice 3 — Choisir une palette. Un plombier-chauffagiste veut une identité « confiance et propreté ». Proposez trois couleurs et leur rôle.

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Un exemple valable : bleu profond (couleur de marque, Accentuation 1) pour les titres et filets ; blanc (fond, respiration) ; un orange discret (accent) pour un chiffre clé. Encre pour le texte. Trois couleurs actives, un rôle par couleur, fort contraste bleu/blanc : propre et rassurant. L’essentiel n’est pas la teinte exacte mais la discipline.

Exercice 4 — Régler un pied de page. Décrivez les clics pour ajouter « Menuiserie Chabrier · Devis 2026 » en pied de toutes les diapos sauf la première, avec numérotation.

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Insertion → En-tête et pied de page. Cocher Pied de page, saisir « Menuiserie Chabrier · Devis 2026 ». Cocher Numéro de diapositive. Cocher Ne pas afficher sur la diapositive de titre. Cliquer Appliquer partout. Trois cases, un texte : c’est réglé pour toute la présentation.

Exercice 5 — Créer un modèle réutilisable. Paul veut que ses trois prochains diaporamas partent tous de la même base. Quelle est la marche à suivre ?

✅ Voir le corrigé

Une fois le masque réglé (couleurs, polices, logo, dispositions, quelques diapos d’exemple) : Fichier → Enregistrer sous → Type : Modèle PowerPoint (.potx), nommé « Chabrier — modèle ». Pour un nouveau projet : Fichier → Nouveau → Personnel, choisir ce modèle. Il repart avec toute l’identité en place. En complément, Création → Enregistrer le thème actif permet d’appliquer juste l’habillage à un fichier déjà commencé.

💡 Défi bonus. Chronométrez-vous. Réglez un masque complet (couleurs + polices + logo + pied de page) sur une présentation vierge en moins de quinze minutes. La première fois, comptez trente ; à la troisième, vous serez sous dix. C’est un investissement qui ne se fait qu’une fois.

🚀 Aller plus loin

  • Le bouton Rétablir. Si une diapo a « dévié » à cause d’une mise en forme manuelle, sélectionnez-la et cliquez Accueil → Rétablir : elle reprend l’apparence de sa disposition. C’est l’antidote au bricolage.
  • Plusieurs masques dans un fichier. On peut avoir deux masques (par exemple un pour la vente, un pour l’interne). Réservez cette possibilité aux besoins réels : un seul masque bien fait vaut mieux que trois à moitié réglés.
  • Le sélecteur d’images. Insérez toujours un logo au format PNG à fond transparent : un logo sur carré blanc « bave » sur les fonds colorés. Si vous n’avez qu’un JPEG, demandez à votre graphiste (ou à Num Compagny) une version transparente.
  • Aligner au pixel. Dans le masque, activez Affichage → Repères pour poser logo et pied de page exactement au même endroit à chaque fois. Un alignement régulier, c’est la moitié de l’effet « pro ».

Quelques raccourcis accélèrent le travail autour du masque :

Raccourcis utiles Ctrl+M nouvelle diapo Ctrl+Maj+G grouper F5 tester
Fig. 7 — Ctrl+M ajoute une diapo dans la disposition courante ; Ctrl+Maj+G groupe des éléments (utile pour un logo composé) ; F5 teste le rendu réel.

🔑 L’essentiel à retenir

  • Le masque règle votre identité une fois ; tout en hérite automatiquement.
  • Trois niveaux : masque (le parent, partout), dispositions (par usage), thème (couleurs + polices).
  • Réglez couleurs et polices via le thème, jamais « en dur » sur chaque forme.
  • Deux polices, trois couleurs actives maximum : la sobriété fait le sérieux.
  • Logo, pied de page et numéro se posent sur le masque : présents partout, alignés.
  • Le numéro de diapo s’insère comme champ automatique, jamais à la main.
  • Préparez cinq à six dispositions utiles ; supprimez les layouts inutilisés.
  • Conservez votre travail en thème et en modèle .potx pour ne jamais le refaire.
  • Un fort contraste et des polices répandues garantissent la lisibilité partout.

📖 Glossaire

TermeDéfinition
Masque des diapositivesDiapositive « mère » dont toutes les autres héritent (logo, fond, police).
Disposition (layout)Variante d’organisation des emplacements, héritant du masque.
ThèmeJeu de couleurs, de polices et d’effets qui habille la présentation.
Emplacement (placeholder)Zone prédéfinie qui accueille titre, texte, image ou tableau.
HéritageMécanisme par lequel un réglage du masque descend dans dispositions et diapos.
Accentuation 1Emplacement de couleur du thème servant de couleur de marque principale.
Modèle .potxFichier de départ réutilisable : masque, dispositions et diapos d’exemple.
Pied de pageBande basse répétée sur chaque diapo (nom, coordonnées).
Incorporer les policesEnregistrer les polices dans le fichier pour qu’il s’affiche partout à l’identique.
PNG transparentFormat d’image sans fond, idéal pour un logo posé sur couleur.
RétablirCommande qui rend à une diapo l’apparence de sa disposition d’origine.
RepèresLignes d’alignement affichables pour poser les éléments au même endroit.

❓ Questions fréquentes

Je n’ai pas de charte graphique. Par où commencer ?

Choisissez une seule couleur de marque (celle de votre logo, souvent), gardez le blanc en fond, l’encre en texte, et ajoutez au besoin un accent. Deux polices répandues. Vous avez une charte suffisante : la cohérence compte plus que la sophistication.

Puis-je appliquer mon masque à une présentation déjà commencée ?

Oui. Enregistrez votre habillage comme thème (Création → Enregistrer le thème actif), ouvrez l’autre présentation et appliquez ce thème. Les couleurs et polices se répercutent. Pour les dispositions, copiez les diapos dans un fichier issu de votre modèle .potx.

Le client n’a pas mes polices. Que se passe-t-il ?

PowerPoint les remplace, et la mise en page bouge. Deux parades : rester sur des polices répandues (Calibri, Georgia, Verdana), ou incorporer les polices dans le fichier (Fichier → Options → Enregistrement). Le plus sûr reste de présenter sur votre propre ordinateur.

Combien de dispositions faut-il vraiment ?

Cinq à six suffisent : titre, titre + contenu, deux contenus, section, image pleine page, vide. Trop de dispositions ralentit le choix et brouille la cohérence. Supprimez celles que vous n’utilisez jamais.

Mon logo apparaît deux fois sur certaines diapos.

Il est posé à la fois sur le masque et sur une disposition (ou sur la diapo elle-même). Retirez-le de partout, puis reposez-le une seule fois sur le masque parent. Un seul logo, un seul endroit.

Faut-il un fond coloré sur toutes les diapos ?

Non : un fond blanc laisse respirer le contenu et projette mieux. Réservez les fonds colorés aux diapos de section, pour marquer les changements de partie. Trop de couleur fatigue et délave à la projection.

Le masque, est-ce pareil sur Impress et Google Slides ?

Le principe est identique. LibreOffice Impress parle de « masque » et de « styles » ; Google Slides parle de « thème » et de « dispositions » (menu Diapositive → Modifier le thème). Les mots changent, la logique d’héritage reste la même.

9. La check-list avant de fermer le masque

Avant de quitter le mode Masque, passez cette liste en revue. Elle condense toute la leçon en huit vérifications : si les huit sont vertes, votre identité est réglée pour de bon.

VérificationCritère de réussite
Couleur de marque régléeMasque → CouleursLes titres sortent dans votre teinte, pas en bleu standard
Deux polices maximumMasque → PolicesUn couple titre/corps, répandu et lisible
Logo posé sur le masqueMasque parentPNG transparent, même coin sur toutes les diapos
Pied de page et numéroInsertion → Pied de pageAppliqué partout, masqué sur la diapo de titre
Dispositions utilesVolet des dispositions5-6 dispositions nommées, les inutiles supprimées
Contraste suffisantTest à 2 mTexte lisible en reculant de l’écran
Alignements réguliersAffichage → RepèresTitre et contenu au même endroit d’une diapo à l’autre
Sauvegarde de l’identitéThème + .potxThème enregistré et modèle .potx créé

Cette routine devient vite un réflexe. Au bout de deux ou trois présentations, vous ne « réglez » plus le masque : vous partez d’un modèle déjà réglé, et vous consacrez tout votre temps au message. C’est exactement l’objectif : que la technique disparaisse pour laisser place au contenu et à la relation.

💡 Le test ultime. Ouvrez votre présentation, faites défiler vite toutes les diapos (touche Page suivante maintenue). Si rien ne « saute » — pas de couleur qui change, pas de logo qui bouge — votre masque est réussi. L’œil ne doit percevoir qu’un flux régulier : c’est cette régularité qui inspire confiance.

Votre message est structuré (leçon précédente) et votre identité est réglée (cette leçon). Il reste une dernière marche pour convaincre vraiment : remplacer le texte par des visuels qui parlent — photos de réalisations, icônes, schémas, graphiques simples. C’est l’objet de la leçon suivante, « Images, icônes et schémas plutôt que du texte ». Le masque que vous venez de construire y jouera pleinement son rôle : il fera en sorte que chaque image s’insère dans un cadre cohérent, sans jamais rompre votre identité.

ℹ️ À retenir en une phrase. Le masque n’est pas une option décorative : c’est l’outil qui transforme une pile de diapos disparates en un support qui ressemble à une entreprise sérieuse — et qui vous fait gagner, à chaque présentation, le temps que vous auriez passé à tout réaligner.

🧰 Adapter selon votre métier

Un masque bien réglé traduit votre positionnement en couleurs et en formes. Le tableau suivant montre comment quelques métiers pourraient décliner leur identité — toujours avec la même règle : peu de couleurs, deux polices, un rôle par teinte.

MétierCouleur de marqueImpression visée
Menuisier (Chabrier)Vert forêt + beigeNaturel, chaleureux, durable
Plombier-chauffagisteBleu profondPropreté, fiabilité
PaysagisteVert vif + terreVivant, végétal
Conseil / expertiseBleu nuit + grisSérieux, institutionnel
Métiers de boucheBordeaux + crèmeGourmand, artisanal

Dans tous les cas, la démarche est la même que celle de Paul : on décide de l’identité une fois, on la pose sur le masque, on l’enregistre en modèle, et on n’y revient plus. Le temps ainsi libéré retourne là où il crée de la valeur : le contenu et la relation client.

ℹ️ Cohérence au-delà du diaporama. Les couleurs et polices de votre masque devraient aussi être celles de votre devis, de votre carte de visite et de votre site. Une identité tenue sur tous les supports multiplie l’effet : le client vous reconnaît avant même de vous lire. C’est la définition d’une marque.

Régler son masque, ce n’est pas une coquetterie de graphiste : c’est retirer, une fois pour toutes, le bruit visuel qui distrait du message. Une présentation cohérente dit, sans un mot : « cette entreprise soigne les détails ». Pour un artisan comme Paul, dont tout le métier est le soin du détail, la présentation devient alors la vitrine juste de son savoir-faire.

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