LEÇON

Fiches-outils F15 à F20 : intermédiaires, premiers messages, e-mail, appel et SMS, relances, prescripteurs

Six fiches à imprimer et à remplir : la grille de coût d’un intermédiaire, vos premiers messages, l’e-mail aux professionnels, l’appel et le SMS, votre séquence de relance, et la carte de vos prescripteurs avec la checklist d’un accord d’apport d’affaires.

Six fiches à imprimer et à remplir au crayon, à la suite des fiches F1 à F14, chacune avec le chapitre qui l’explique. Les exemples viennent de nos quatre entreprises fictives. Prix, conditions des plateformes et règles vérifiés en octobre 2026 : ils changent, revérifiez-les avant de vous y fier.

F15 — Grille d’évaluation et de coût d’un intermédiaire

Une grille par intermédiaire (chapitres 25 à 28) : la partie 1 avant de signer, conditions pour les professionnels sous les yeux ; la partie 2 pour une plateforme de missions ; la partie 3 au bout de trois mois, avec vos factures et votre fichier de suivi.

1. Avant de signer : ce que disent les conditions

À releverIntermédiaire 1Intermédiaire 2
Nom ; documents lus et leur date (conditions pour les professionnels, rubrique sur le classement, prix)
Modèle (insertion, contact, abonnement, crédits, commission) ; prix publiés en HT, frais en plus
Exclusivité : combien de professionnels reçoivent la même demande ?
Remboursements : contact sans suite, coordonnées fausses, crédits inutilisés
Engagement, reconduction, préavis ; forme de la résiliation, pénalité de sortie anticipée
Classement payant ; avis contrôlés ou non
Ce qu’elle ne vérifie pas (décennale, identité, SIRET)
Missions : taux de frais, délai de paiement, clause de contournement ou de non-sollicitation, motifs de suspension
Ma question écrite ; décision provisoire (tester, attendre, écarter)

Un prix « sur-mesure » se demande par écrit, et rien ne se signe au téléphone le jour même.

2. Ce qui me reste d’une mission

CalculPlateforme 1Plateforme 2
Montant HT d’une mission type
Frais au taux publié, plus leur TVA si je ne la récupère pas
Abonnement éventuel
Ce qui me reste ; pour un client récurrent, les frais sur un an
  • Mes clients y cherchent-ils mon métier ? Ce qui me reste suffit-il ? Ai-je le temps de répondre aux demandes ?
  • Décision : maintenant, après le bilan des 90 jours, ou non.

Exemple fictif (chapitre 27) : sur une journée à 550 € HT, 5 % HT de frais laissent 522,50 € HT à Inès Bardet, 10 % HT, 495 € HT. Chez Malt, sans TVA récupérable, « les 10 % HT deviennent 12 % TTC ».

3. Au bout de trois mois : le coût d’un client

LigneValeurMesurée ou hypothèse
A. Dépenses de la période, TVA comprise si je ne la récupère pas
B. Contacts reçus (fichier filtré sur le canal de l’intermédiaire)
C. Clients signés
Coût par contact : A ÷ B
Taux de transformation : C ÷ B
Coût par client : A ÷ C
Temps passé à répondre, rappeler, se déplacer
Marge d’une vente type, pas le chiffre d’affaires
Seuil d’arrêt, fixé avant de signer
  • Sous le seuil, je garde ; au-dessus, un seul changement (zone, type de demande, option) pour trois mois, ou j’arrête avant la prochaine échéance.
  • Décision datée au fichier ; dans l’agenda, le prochain bilan et la date limite de résiliation.
Attention

Entre professionnels, le contrat fait la loi : les règles de reconduction des consommateurs (dites « loi Chatel ») ne protègent pas l’entreprise qui s’abonne pour son activité, et la rétractation de 14 jours ne vaut que hors établissement, pour un objet hors de votre activité principale, à 5 salariés ou moins, jamais en ligne ni au téléphone. La plateforme doit dire si son classement est rémunéré (article L111-7 du code de la consommation) et, selon le règlement européen « P2B », prévenir au moins quinze jours avant de changer ses conditions. Si votre métier y est soumis, l’attestation décennale se joint au devis et à la facture. Une « facture » d’annuaire jamais commandée se signale sur SignalConso. Vérifiez sur economie.gouv.fr (DGCCRF) et service-public.fr ; cette fiche ne remplace pas un conseil juridique.

F16 — Mes premiers messages

Cinq temps, dans cet ordre, lisibles sur un téléphone sans faire défiler (chapitre 29). À un particulier inconnu, rien de commercial sans son accord préalable.

TempsCe qu’il contient
1. Le contexteOù je l’ai lu, qui m’envoie, où nous nous sommes rencontrés
2. Une phrase utile pour luiCe qui l’aide même s’il ne fait jamais appel à moi : une vérification, un document à demander
3. Qui je suisNom, métier, commune, entreprise ; pas la liste de mes services
4. Une seule questionÀ laquelle on répond en un mot
5. La porte de sortie« Si cela ne vous intéresse pas, répondez simplement “non” : je ne vous écrirai plus. »

Mes trois messages

Réponse à une demande publiéeÀ un prescripteurAprès une rencontre
Canal
1. Contexte
2. Phrase utile
3. Qui je suis
4. Question
5. Sortie
Modèles — trois premiers messages

Réponse à une demande publiée, d’abord dans le fil : Bonjour, [conseil utile, quel que soit l’intervenant]. [Prénom], [entreprise], [métier] à [commune]. Puis, si la personne vous écrit en privé : Bonjour, merci pour votre message après ma réponse dans le groupe. [Une phrase utile.] [Prénom Nom], [métier] à [commune]. [Une seule question] ? Si vous avez trouvé quelqu’un entre-temps, répondez simplement « non » : je ne vous écrirai plus.

À un prescripteur : Bonjour, je suis [Prénom Nom], [métier] à [commune] depuis [année]. [Ce que ses clients lui demandent peut-être.] Puis-je [déposer quelques cartes, vous envoyer une fiche] ? J’ai trouvé votre adresse sur [source] ; si vous préférez que je ne vous écrive plus, répondez simplement « non ».

Après une rencontre : Bonjour [Prénom], nous avons échangé [jour], à [lieu], sur [sujet]. [Une phrase utile.] [Prénom Nom], [métier] à [commune]. [Une seule question] ? Si cela ne vous intéresse pas, répondez simplement « non » : je ne vous écrirai plus.

Modèles indicatifs, sans valeur de conseil juridique.

Avant d’envoyer

  • Fil relu en entier : sa question, les réponses déjà données, son registre.
  • Chaque constat sur sa situation (avis, place sur une recherche, fiche) vérifié le jour même, en navigation privée ; sinon, « je ne la trouve pas sur ces recherches ».
  • Aucune dépense supposée : la question avant l’argument.
  • Ni tarif, ni pièce jointe, ni lien seul.
  • Registre aligné sur le sien ; dans le doute, je vouvoie.
  • Rien sur la santé, ni dans le message ni dans le fichier.
  • Une ligne au fichier : statut « Contact », prochaine action datée.
Attention

Aucune page officielle consultée ne qualifie le message privé envoyé en réponse à une demande publiée, et aucune règle de la CNIL propre aux messages privés des réseaux sociaux n’a été trouvée : par prudence, appliquez-leur les règles de l’e-mail (chapitre 06). Meta conseille d’écrire « uniquement aux personnes que vous connaissez personnellement » ; LinkedIn interdit les invitations promotionnelles à des inconnus. Voyez les pages de la CNIL sur la prospection commerciale et les règles de chaque plateforme ; cette fiche ne remplace pas un conseil juridique.

F17 — L’e-mail aux professionnels

Vers un professionnel, pas d’accord préalable si l’e-mail concerne son métier ; mais, dès le premier envoi, cinq mentions. Un e-mail par personne, écrit pour elle (chapitre 30).

  • Mon identité : nom, entreprise, coordonnées.
  • Un objet en rapport avec ce que je propose, sans majuscules ni promesse.
  • Un contenu lié au métier du destinataire.
  • L’origine de son adresse.
  • Un moyen simple et gratuit de refuser la suite, dans une phrase à part.
Modèle — premier e-mail

Objet : [Sujet lié à son métier] : une question

Bonjour [Madame ou Monsieur Nom], [une phrase sur son entreprise : ce que vous avez lu, et où]. [Une phrase utile pour lui.]

Je suis [Prénom Nom], [métier] à [commune] : [ce que vous faites, pour qui]. [Une preuve, en une phrase.] [Une seule question, facile] ?

[Prénom Nom], [Entreprise], [commune], [téléphone], [site]

J’ai trouvé votre adresse sur [source]. Si vous ne souhaitez plus recevoir de message de ma part, répondez simplement « non ».

Modèle indicatif, sans valeur de conseil juridique ; la relance se prépare avec la fiche F19.

L’adresse et la délivrabilité

  • Adresse générique d’abord (contact@, info@) ; nominative si elle est publiée pour être contactée ; source notée, adresse tapée à la main.
  • Adresse devinée (prenom.nom@) seulement aux conditions de la CNIL du 16 octobre 2026 : présence professionnelle identifiable en ligne, adresse gardée après un premier contact effectif seulement, exclusion immédiate sur opposition ; dans le doute, je m’abstiens.
  • Une adresse à mon propre nom de domaine, avec SPF et DKIM activés.
  • Suivi des ouvertures désactivé ; jamais une liste en copie.
  • Rejets surveillés dans l’heure ; après un avis de non-remise, le téléphone ou le formulaire du site.
  • Aucune plainte pour spam : Gmail et Yahoo demandent de rester sous 0,3 % ; un désabonnement se traite tout de suite.

DMARC et désabonnement en un clic ne sont exigés qu’à partir de 5 000 messages : règles techniques des messageries, pas des lois.

Mes dix e-mails, en deux séances

N°Destinataire et raisonAdresse et sa sourceEnvoiRelanceRéponse
1
2
3
4
5
6
7
8
9
10

Au fichier : canal « Démarche de votre part », statut « Contact », relance à date fixe ; tout « non » le jour même dans la liste des refus.

Attention

L’article L34-5 du code des postes et des communications électroniques interdit de cacher l’identité de l’expéditeur, d’annoncer un objet sans rapport avec l’offre et d’écrire sans moyen gratuit de faire cesser les envois ; le RGPD demande de citer la source des données (article 14) et de signaler le droit d’opposition dès le premier message (article 21). Selon la CNIL, suivre les ouvertures demande en principe le consentement, professionnels compris. Vérifiez sur les sites de la CNIL et d’Entreprendre.Service-Public ; cette fiche ne remplace pas un conseil juridique.

F18 — Appel et SMS

Avant « que vais-je dire ? » : ai-je le droit d’appeler cette personne, pour cette offre, à cette heure (chapitre 31) ? Règles en vigueur depuis le 11 août 2026.

PointVers un particulierVers un professionnel
Accord préalableExigé, sauf contrat en cours ; un an au plus, preuve à votre chargeNon, si l’appel concerne son métier ; information et opposition simple
Domaines fermésRénovation énergétique, adaptation du logement à la perte d’autonomie, compte personnel de formation, même avec accord ; seule la réponse sous cinq jours ouvrables à une demande expliciteLes textes visent le consommateur
Jours et heuresLundi au vendredi hors fériés, 10 h-13 h et 14 h-20 h, sauf date et heure explicitement acceptéesAucune plage légale trouvée
Fréquence4 appels ou tentatives par 30 jours glissants, répondeur comprisAucun plafond trouvé
Début de l’appelIdentité, entreprise pour laquelle vous appelez, nature commercialeQui vous êtes, d’où vient son numéro
RefusRaccrocher sans délai, ne plus rappelerOpposition respectée, liste des refus
NuméroJamais masqué ; le vôtre, rappelable ; le portable convientAffiché (notre conseil)
SMS de prospectionConsentement préalable, sauf client existant pour un service similaire, informé à la collecte et libre de refuser à chaque envoiLié à son métier, avec identité, origine du numéro, moyen de refuser

Artisan joint sur son numéro personnel ou pour un besoin privé : appliquez la règle des particuliers.

Mon script d’appel à un professionnel

TempsMes mots (vingt secondes, puis j’écoute)
Présentation : nom, métier, commune, origine du numéro
Raison : une phrase sur lui
Question : une seule, facile
Sortie« Si ce n’est pas le moment, je n’insiste pas. »
IssueRendez-vous : créneau confirmé par écrit · « Pas maintenant » : quand revenir ? · « Non » : merci, liste des refus

Script : modèle indicatif, sans valeur de conseil juridique.

  • Sa ligne du fichier est ouverte ; si elle porte un refus, je n’appelle pas.
  • Numéro affiché, au calme, agenda ouvert ; je demande si c’est le bon moment.
  • Je note dans les cinq minutes : statut, prochaine action datée, et dernier échange s’il m’a répondu.

Mes tentatives vers un particulier

PersonneAccord (date, preuve) ou contrat en cours1234

Date, heure et issue dans chaque case ; pas de cinquième tentative tant que la première date de moins de trente jours.

Deux SMS à mes clients

Modèles — confirmation et rappel

Confirmation, la veille, sans offre : Bonjour [Madame ou Monsieur Nom], je confirme mon passage demain entre [heure] et [heure] pour [prestation]. Un empêchement ? Répondez à ce message. [Prénom Nom]

Rappel d’un service déjà acheté, aux seuls clients informés de ces rappels quand vous avez noté leur numéro : Bonjour [Madame ou Monsieur Nom], [Prénom Nom], [métier] à [commune]. Votre dernier [service] date de [mois] ; je passe dans votre secteur en [mois] : voulez-vous un créneau ? Pour ne plus recevoir ces rappels, répondez STOP.

Modèles indicatifs, sans valeur de conseil juridique.

  • Envoi un par un ; un STOP reçu sur mon portable arrive comme un SMS ordinaire : je le reporte aussitôt dans ma liste des refus.
Bonne pratique

Le rappel d’un particulier qui a demandé un devis n’est tranché par aucune source officielle consultée. Ajoutez à votre formulaire une case distincte, non cochée par défaut : « J’accepte d’être rappelé par téléphone au sujet de ma demande » (modèle indicatif, sans valeur de conseil juridique). Près de la case, indiquez qui rappellera, pour quel objet, pour combien de temps (un an au plus), et comment retirer cet accord ou en obtenir la preuve (chapitre 06) ; gardez la trace de la case cochée.

Attention

Ce tableau résume les articles L223-1, L221-16 et D223-9 du code de la consommation (version du 11 août 2026), les pages de la DGCCRF sur le démarchage téléphonique, celles de la CNIL et l’ARCEP. Pour le SMS, la loi exige un moyen gratuit d’arrêter, sans imposer le mot STOP ; la plage de 8 h à 21 h 30 vient d’une charte professionnelle (af2m), pas de la loi. La DGCCRF annonce des amendes jusqu’à 75 000 € (personne physique) et 375 000 € (personne morale). Vérifiez sur ces sites et sur service-public.fr ; cette fiche ne remplace pas un conseil juridique.

F19 — Ma séquence de relance

Trois messages sur le canal du premier, aux dates écrites dans votre fichier (chapitre 32). Séquence et délais : notre conseil, pas une règle.

MessageQuandCe qu’il contientMa date
1. Premier messageJour JLes cinq temps (fiches F16 et F17)
2. Relance utileUne semaine plus tard environQuelque chose de neuf (fiche pratique, réponse, constat vérifié) et une question à laquelle on répond par oui
3. ClôtureUne à deux semaines aprèsJe n’écrirai plus ; la porte reste ouverte
Ma phrase de sortie, identique dans les trois :
Modèles — relance et clôture

Relance : Bonjour [Madame ou Monsieur Nom], je vous ai écrit [la semaine dernière] au sujet de [sujet]. J’ai préparé [un apport, sans rien à acheter]. Je vous l’envoie ? [Prénom Nom], [métier] à [commune]. Pour ne plus recevoir mes messages, répondez simplement « non ».

Clôture : Bonjour [Madame ou Monsieur Nom], je ne vous écrirai plus à ce sujet. Si [situation] se présente un jour, mon adresse reste celle-ci. [Prénom Nom]. Pour ne plus recevoir mes messages, répondez simplement « non ».

Modèles indicatifs, sans valeur de conseil juridique.

  • Relance à date fixe ou selon les réponses, jamais selon les ouvertures.
  • Autre canal seulement si la personne l’a ouvert ; vers un particulier, un numéro donné ne vaut pas accord pour un appel de prospection, sauf contrat en cours ; vers une mairie, une relance au plus.
  • Trois messages sans réponse : « Perdu », raison « sans réponse ».
  • « Pas maintenant » : une date, statut « À relancer », prochaine action à cette date.

Ma liste des refus

Un « non », un STOP, un refus au téléphone s’inscrit le jour même. La liste ne sert qu’à ne plus écrire à ces personnes ; la CNIL recommande de la garder au moins trois ans.

DateNom ou entrepriseCanalForme du refusFichier à jour

La revue de 15 minutes, chaque …………

  1. Filtrez (2 minutes) la colonne 7 : actions dont la date est passée ou tombe aujourd’hui.
  2. Faites d’abord ce que vous devez (4 minutes) : envois promis, réponses dues ; vérifiez qu’ils sont partis.
  3. Relisez chaque fil (3 minutes) : on ne relance pas qui a déjà répondu.
  4. Envoyez les relances du jour (4 minutes), une par une.
  5. Mettez à jour (2 minutes) : statut, prochaine action datée, et dernier échange s’il vient de la personne.
SemaineEnvois promis faitsRelances envoyéesRéponsesRefus« Perdu »
1
2
3
4
Attention

Aucune loi ne fixe de nombre maximal de relances par e-mail ; chaque relance dit qui l’envoie et offre un moyen gratuit de refuser, et une opposition se respecte tout de suite. Le seul plafond chiffré vise le téléphone vers les particuliers (fiche F18). La CNIL soumet en principe au consentement le suivi des ouvertures pour adapter ses envois, même entre professionnels, et recommande de ne pas garder les données d’un prospect plus de trois ans après sa collecte ou son dernier contact. Vérifiez sur le site de la CNIL (prospection, droit d’opposition, pixels de suivi) ; cette fiche ne remplace pas un conseil juridique.

F20 — Mes prescripteurs

Qui voit vos clients juste avant qu’ils aient besoin de vous (chapitre 33) ? Dix noms au plus, à servir d’abord.

N°Prescripteur (métier, commune), clients déjà envoyésCe qu’il voit de mes clientsCe que je peux lui apporterComment le joindreProchaine action datée
1
2
3
4
5
6
7
8
9
10

Partez de la colonne « Canal d’arrivée » de votre fichier. Pistes : agences immobilières, syndics, autres artisans ; associations, élus, clubs d’aînés ; hébergeurs, commerçants voisins ; experts-comptables, réseaux de dirigeants.

La tournée d’un mois

SemaineCe que je faisFait le
1. La listeCeux qui m’envoient déjà des clients, puis ceux qui voient mes clients avant moi
2. Le merciUn appel ou un passage, et la question : « Qu’est-ce qui vous aiderait quand un client vous demande quelqu’un comme moi ? »
3. Trois nouveauxDe la part de quelqu’un, avec son accord, ou après les avoir aidés en public
4. La promesse tenueLa fiche, la réponse, le délai ; chacun revu au moins une fois par trimestre

Le contact recommandé

  • Le prescripteur accepte que je me réclame de lui ; mieux, il me présente par un e-mail à nous deux.
  • « De la part de… » dès la première phrase.
  • Avec un particulier, le prescripteur donne mon numéro, et la personne m’appelle.
  • Après chaque client envoyé, un remerciement ; le contact au canal « Prescripteur », le nom du prescripteur en remarque.
Modèle — « de la part de… »

Bonjour [Madame ou Monsieur Nom], [Prénom Nom], de [structure], m’a transmis votre adresse avec votre accord : vous lui aviez demandé [le besoin]. Je suis [métier] à [commune]. [Une seule question] ? Si vous préférez ne plus recevoir de message de ma part, répondez simplement « non ». [Prénom Nom], [Entreprise], [téléphone]

Modèle indicatif, sans valeur de conseil juridique.

Si je rémunère un apporteur d’affaires

L’apporteur d’affaires n’a pas de statut spécifique, selon Bpifrance Création : tout repose sur l’accord écrit, signé avant la première mise en relation. Ses rubriques (modèle indicatif, sans valeur de conseil juridique) :

  • Les parties, leurs métiers, la zone ou les clients concernés.
  • Ce qui ouvre droit à rémunération, et comment le constater.
  • Le montant (commission sur quelle base, HT ou TTC, ou forfait), payé sur facture.
  • Ce que l’apporteur ne fait pas : négocier, signer ou parler en mon nom.
  • La durée de l’accord et la façon d’y mettre fin.
BénéficiaireDateClient concernéMontantCumul de l’année
Votre métier autorise-t-il les commissions ?

Médecins : non. Avocats : non en octobre 2026. Experts-comptables : contre une prestation effective. Assurance, banque, crédit : simple mise en relation. Immobilier : agent titulaire de la carte, avec un mandat écrit préalable. Pour tous : jamais de commission cachée au salarié d’un client, ce qui peut être de la corruption privée (jusqu’à cinq ans et 500 000 €, article 445-1 du code pénal), ni à un agent public.

Versées dans l’exercice de votre profession, les commissions se déclarent au-delà de 2 400 € par an et par bénéficiaire (DAS2 ou 2460, en général en janvier), sous peine d’une amende de 50 % des sommes non déclarées. Selon les règles de la CNIL sur le parrainage, les données d’une personne recommandée ne servent qu’une fois sans son consentement exprès. Ni conseil juridique ni conseil fiscal : vérifiez auprès de votre ordre, de l’ACPR, de l’Agence française anticorruption, de la CNIL et sur impots.gouv.fr.