Illustration : une bulle de parole avec une onde sonore transformee en compte rendu ecrit, et une horloge symbolisant la duree de conservation

Réunions : l’IA prend des notes, et les garde cinq ans

La réponse courte

Oui, et le changement est tout récent : depuis la fin du mois de septembre 2026, Microsoft Teams crée par défaut, pour chaque réunion, un fichier de mémoire destiné à ses outils d’intelligence artificielle, et le conserve cinq ans sauf décision contraire de l’administrateur. Un assistant qui écoute, transcrit et résume une réunion est un traitement de données personnelles : il suppose que les salariés soient informés, que les représentants du personnel soient consultés avant la mise en œuvre, et que les interlocuteurs extérieurs l’apprennent avant de parler. Deux réglages suffisent à reprendre la main : limiter l’assistant à la durée de la réunion, et décider par écrit quelles réunions ne sont jamais transcrites.

En bref

  • Public visé : dirigeants de TPE et de PME qui utilisent Teams, Google Meet ou Zoom ; formateurs et médiateurs numériques qui animent des réunions et des ateliers.
  • Enjeu central : l’assistant de réunion est passé du statut d’option à celui de réglage par défaut. Ce n’est plus une décision d’achat, c’est une décision de paramétrage, et elle n’a été prise par personne dans la plupart des petites structures.
  • Chiffre clé : 40 % des TPE et PME utilisent désormais des solutions d’intelligence artificielle, soit 14 points de plus en un an (baromètre France Num 2026, publié le 28 septembre 2026, plus de 9 000 entreprises interrogées).
  • Temps de lecture : environ 11 minutes.

1. Ce qui a changé cet automne, sans que personne l’ait décidé

Il y a dix-huit mois, faire résumer une réunion par une intelligence artificielle demandait une démarche : choisir un outil, l’installer, l’inviter dans la visioconférence. Aujourd’hui, la fonction est déjà là, dans l’outil que vous payez par ailleurs, et elle est souvent active avant que vous ne vous soyez posé la question.

Le changement le plus net de la rentrée est passé presque inaperçu. Microsoft a déployé entre la fin du mois d’août et la fin du mois de septembre 2026 une fonction qui génère, pour chaque réunion Teams, un fichier structuré résumant ce qui s’y est dit. Ce fichier n’est pas la transcription : c’est une mémoire préparée pour être interrogée ensuite par les outils d’intelligence artificielle de la suite, afin qu’ils puissent répondre à des questions sur la réunion sans avoir à relire le verbatim. La fonction est activée par défaut dans les organisations Microsoft 365, l’administrateur peut la désactiver, et la durée de conservation retenue par défaut est de cinq ans.

Cinq ans, pour une réunion d’équipe du mardi matin. La durée n’est pas scandaleuse en soi : c’est une durée de conservation documentaire classique. Elle devient un sujet dès lors que personne, dans l’entreprise, ne sait qu’elle s’applique, ni à quoi elle s’applique.

La question n’est plus de savoir si votre entreprise utilise l’intelligence artificielle. Elle est de savoir ce que l’intelligence artificielle, déjà présente, conserve de vos conversations.

Le contexte français confirme cette bascule. Le baromètre France Num 2026, publié par la Direction générale des entreprises le 28 septembre 2026 auprès de plus de 9 000 entreprises, montre que 40 % des TPE et PME utilisent des solutions d’intelligence artificielle, soit 14 points de plus en un an, et 53 % chez les entreprises de taille plus importante. Le détail des usages est instructif : 34 % génèrent du texte ou des images, 24 % recourent à des agents conversationnels ou à de la recherche assistée, 13 % analysent des documents et 11 % automatisent des tâches. Autrement dit, l’usage dominant reste la production de contenu, pendant que les fonctions les plus intrusives, celles qui écoutent, transcrivent et conservent, progressent par défaut, sans figurer dans aucune de ces cases.

Point de vigilance

Beaucoup de dirigeants répondent de bonne foi qu’ils n’utilisent pas l’intelligence artificielle, parce qu’ils n’ont souscrit aucun abonnement spécifique. Un résumé automatique de réunion, une suggestion de réponse dans la messagerie ou une transcription de message vocal sont pourtant des traitements par intelligence artificielle, et ils s’appliquent à des paroles et à des écrits qui concernent des personnes identifiables. L’absence de décision d’achat n’est pas une absence d’usage.


2. « L’IA de réunion », ce sont trois choses différentes

La confusion vient de ce que le même bouton déclenche, selon les outils et les réglages, des opérations qui n’ont ni la même intrusivité ni les mêmes conséquences. Les distinguer prend trois minutes et change tout le reste de la démarche.

Ce qui se passeCe qui subsiste après la réunionNiveau de précaution
Assistance pendant la réunion seulement
L’assistant suit la conversation en direct et propose des notes ou des tâches.
Rien de la parole n’est conservé : la reconnaissance vocale est temporaire. Seuls vos échanges écrits avec l’assistant peuvent l’être, selon la politique de conservation de l’entreprise.Faible. C’est le réglage à privilégier par défaut.
Transcription
La parole de chacun est convertie en texte, nominativement.
Un verbatim attribué, qui dit qui a dit quoi, consultable et exportable, soumis à la durée de conservation choisie.Élevé. C’est le point où l’information préalable devient obligatoire.
Mémoire persistante
Un fichier de synthèse est généré pour alimenter les outils d’intelligence artificielle sur la durée.
Une archive interrogeable des mois ou des années plus tard, que les participants ne peuvent ni renommer, ni déplacer, ni modifier.Maximal. C’est la nouveauté de l’automne, et c’est elle qu’il faut arbitrer en premier.

Bonne nouvelle, et elle est rarement dite : les deux premières fonctions sont dissociables. La documentation de Microsoft est explicite sur ce point : l’assistant peut produire des notes et des tâches pendant la conversation sans que la transcription ni l’enregistrement soient activés. Dans les options d’une réunion planifiée, l’organisateur choisit « uniquement pendant la réunion », et il garde le bénéfice du résumé sans créer de verbatim. C’est exactement le compromis que cherchent la plupart des petites structures, et il est à portée de deux clics.

Un détail sur la mémoire persistante mérite d’être connu : elle n’est pas générée pour les réunions chiffrées de bout en bout, ni pour celles qui portent une étiquette de confidentialité ou une restriction équivalente. Une organisation qui sait classer ses réunions sensibles dispose donc déjà du levier technique pour les exclure.


3. Enregistrer la parole d’autrui n’a jamais été anodin

Le droit français ne s’est pas découvert un intérêt pour le sujet avec l’intelligence artificielle. Il encadre depuis longtemps la captation de la parole, et ce cadre s’applique tel quel aux assistants de réunion.

Le point de départ est l’article 226-1 du code pénal : enregistrer ou transmettre, sans le consentement de leur auteur, des paroles prononcées à titre privé ou confidentiel porte atteinte à l’intimité de la vie privée. Le texte prévoit un an d’emprisonnement et 45 000 euros d’amende. Il ajoute une nuance qui mérite d’être lue par tout animateur de réunion : lorsque les actes sont accomplis au vu et au su des intéressés sans qu’ils s’y opposent alors qu’ils étaient en mesure de le faire, le consentement est présumé. Toute la question est donc celle de la visibilité du dispositif. Un bandeau « transcription activée » bien visible change la nature juridique de la situation ; un assistant invité discrètement dans une visioconférence ne la change pas.

Du côté de la protection des données, la doctrine de la CNIL sur l’écoute et l’enregistrement sur le lieu de travail pose trois principes qui se transposent sans effort. D’abord, le dispositif ne peut pas être permanent ou systématique : il doit répondre à une nécessité reconnue et rester proportionné à son objectif. Ensuite, l’information préalable est due aux salariés comme à leurs interlocuteurs extérieurs. Enfin, les durées de conservation sont courtes : la CNIL raisonne en mois pour les enregistrements, et recommande la suppression rapide après exploitation.

Ce que cela implique concrètement

Une transcription automatique activée pour toutes les réunions, tout le temps, sans décision écrite et sans durée de conservation définie, cumule les trois écarts : elle est systématique, elle n’a pas été portée à la connaissance des participants, et elle conserve bien au-delà de l’utile. La correction ne coûte rien : une liste des réunions concernées, une phrase d’information, une durée. Trois lignes dans une note de service.

Un dernier élément, souvent ignoré parce qu’il paraît théorique jusqu’au jour où il ne l’est plus : la transcription d’une réunion est une pièce. Elle est consultable, exportable, et elle peut être produite dans un litige, y compris par la personne qui y figure. Un verbatim nominatif conservé cinq ans est donc une mémoire à double tranchant, qui protège autant qu’elle expose. Ce n’est pas une raison de s’en passer ; c’est une raison de savoir ce qu’on garde.


4. Vos salariés : informer, et consulter avant de décider

Deux obligations distinctes se superposent ici, et elles ne se remplacent pas l’une l’autre.

La première est l’information individuelle. L’article L. 1222-4 du code du travail interdit d’utiliser contre un salarié des informations le concernant collectées par un dispositif qui ne lui a pas été préalablement porté à sa connaissance. L’article L. 1121-1 ajoute la règle de proportionnalité : les restrictions apportées aux libertés doivent être justifiées par la nature de la tâche et proportionnées au but recherché. En pratique, cela signifie dire aux salariés ce qui est transcrit, par quel outil, pour quoi, pendant combien de temps, qui peut y accéder et comment demander la suppression.

La seconde est collective, et c’est celle qu’on oublie le plus souvent. L’article L. 2312-38 du code du travail prévoit que le comité social et économique est informé et consulté préalablement à la décision de mise en œuvre des moyens ou techniques permettant un contrôle de l’activité des salariés. Le même article prévoit une information préalable sur les traitements automatisés de gestion du personnel. Un outil qui transcrit nominativement la parole de chacun et conserve qui a dit quoi entre sans difficulté dans cette catégorie, même si ce n’était pas son intention première.

L’erreur de calendrier qui coûte le plus cher

La consultation doit précéder la décision de mise en œuvre, pas le déploiement technique. Dans le cas d’une fonction activée par défaut par l’éditeur, la décision existe bel et bien : c’est celle de la laisser active. Une structure dotée d’un comité social et économique qui découvre après coup qu’une transcription tourne depuis six mois ne peut pas régulariser rétroactivement. Elle peut, en revanche, désactiver, documenter, consulter, puis réactiver dans un cadre assumé. C’est le seul chemin propre.

Les très petites structures n’ont pas de comité social et économique, et le seuil de onze salariés met la majorité des TPE hors du champ de cette consultation. L’obligation d’information individuelle, elle, n’a pas de seuil. Deux salariés, c’est déjà deux personnes à prévenir, et l’exercice tient en un paragraphe ajouté à la charte d’usage de l’intelligence artificielle, celle-là même que nous décrivions dans notre article sur la charte que votre TPE doit écrire. Si cette charte existe déjà, elle a sans doute été rédigée avant que les assistants de réunion ne deviennent actifs par défaut : c’est le moment de lui ajouter une ligne.


5. Vos clients, vos confrères, vos usagers : la phrase à dire en ouverture

C’est le volet le plus négligé, et pourtant le plus simple à traiter. Les personnes extérieures à l’entreprise qui participent à une réunion transcrite ont les mêmes droits que les salariés, et elles n’ont aucun moyen de deviner ce qui tourne du côté de l’organisateur. La CNIL demande, pour les appels enregistrés, une information orale en début de communication suivie d’un renvoi vers des mentions détaillées. Le même mécanisme vaut pour une visioconférence.

Une phrase suffit, et elle gagne à être préparée une fois pour toutes plutôt qu’improvisée : « Cette réunion fait l’objet d’une transcription automatique destinée au compte rendu. Elle sera conservée trois mois et accessible aux seuls participants. Si vous préférez que nous n’y ayons pas recours, dites-le maintenant, je la désactive. » Trois éléments y figurent : la finalité, la durée, et la possibilité réelle de s’y opposer. Sans le troisième, les deux premiers ne valent pas grand-chose.

L’occasion de bien faire

Dire cette phrase produit un effet inattendu en rendez-vous commercial : elle rassure. Un prestataire qui annonce spontanément ce que son outil conserve et propose de l’éteindre passe pour quelqu’un qui maîtrise ses outils. C’est l’un des rares points de conformité qui se transforme directement en argument de confiance, et il ne coûte que trente secondes de préparation.

Trois situations justifient de ne jamais transcrire, et il vaut mieux les avoir écrites avant de se trouver dedans. Les échanges couverts par un secret professionnel, d’abord : santé, avocat, expertise comptable, travail social. Les entretiens individuels ensuite, qu’il s’agisse d’un entretien d’évaluation, d’un entretien préalable à une sanction ou d’une conversation sur une situation personnelle. Enfin tout ce qui relève de la négociation, interne comme externe : un verbatim de négociation salariale ou commerciale conservé cinq ans n’a aucun intérêt opérationnel et un fort potentiel de nuisance.


6. L’interdiction que presque personne ne connaît : deviner l’humeur des participants

Il existe, dans le règlement européen sur l’intelligence artificielle, une interdiction pure et simple qui concerne directement les outils de réunion, et qui est passée totalement inaperçue dans les petites entreprises.

L’article 5 du règlement dresse la liste des pratiques interdites. Sa lettre f vise « l’utilisation de systèmes d’IA pour déduire les émotions d’une personne physique dans les domaines du travail et des établissements d’éducation », sauf lorsque le système est destiné à des raisons médicales ou de sécurité. Ce n’est pas une obligation à préparer : cette interdiction s’applique depuis le 2 février 2025. Elle est en vigueur, et c’est le niveau de sanction le plus élevé du règlement qui lui est attaché : jusqu’à 35 millions d’euros ou 7 % du chiffre d’affaires annuel mondial, le montant le plus élevé étant retenu. Pour une petite ou moyenne entreprise, le règlement prévoit l’inverse : c’est le chiffre le plus faible des deux qui s’applique.

Résumer ce qui a été dit est permis. Noter l’état d’esprit de celui qui l’a dit est interdit sur le lieu de travail, depuis février 2025.

La frontière est nette et facile à vérifier. Un assistant qui restitue les décisions, les points d’accord et les tâches à faire traite du contenu : il est dans son rôle. Un module qui attribue à chaque participant un indicateur de ton, d’enthousiasme, de stress, d’engagement ou de sentiment déduit des émotions : il tombe sous l’interdiction dès lors que le cadre est professionnel ou scolaire. Les fonctions de ce type existent, elles sont souvent présentées comme des aides au management ou comme des mesures de la qualité d’un échange commercial, et elles sont parfois incluses dans des offres d’analyse de la relation client.

Le réflexe à avoir devant une démonstration

Lorsqu’un éditeur présente son outil de réunion ou d’analyse d’appels, une seule question suffit : « votre produit attribue-t-il un score d’émotion, de sentiment ou d’engagement à une personne ? » Si la réponse est oui et que l’usage est professionnel ou pédagogique, la fonction n’est pas un sujet de paramétrage, c’est une pratique interdite en Europe. Faites écrire la réponse dans le devis ou dans le contrat. Ni Num Compagny ni votre prestataire habituel ne sont juristes : pour un déploiement structurant, l’avis d’un avocat ou d’un délégué à la protection des données reste indispensable.

Ce point complète deux obligations déjà entrées en application cette année et que nous avons détaillées ailleurs : le marquage des contenus produits par intelligence artificielle, traité dans notre article sur ce que votre entreprise doit signaler depuis le 2 août, et la montée en compétence des équipes, condition posée par le même règlement. Un compte rendu de réunion rédigé par une machine et diffusé à des tiers relève du premier sujet autant que du second.


7. Les six vérifications à faire avant votre prochaine visioconférence

Voici la liste que nous déroulons en rendez-vous. Elle ne demande aucun achat, aucun abonnement supplémentaire, et elle se traite en une heure dans une structure de moins de vingt personnes.

VérificationCe que vous cherchezQui s’en occupe
1. L’état par défautDans la console d’administration de votre suite, l’assistant de réunion est-il réglé sur « pendant la réunion seulement » ou sur « pendant et après » ? Le second mode suppose la transcription.Administrateur de la suite, ou prestataire informatique.
2. La mémoire persistanteLa génération d’archives de réunion est-elle active, et sur quelle durée ? Cinq ans est la valeur par défaut chez Microsoft depuis la rentrée ; ce n’est pas une fatalité.Administrateur de la suite.
3. La liste d’exclusionQuelles réunions ne sont jamais transcrites ? Entretiens individuels, secrets professionnels, négociations. À écrire une fois, pas à décider dans l’urgence.Direction.
4. Les deux informationsUn paragraphe dans la charte d’usage pour les salariés, une phrase d’ouverture pour les participants extérieurs. Et, au-delà de dix salariés, la consultation du comité social et économique avant la décision.Direction, avec les représentants du personnel.
5. Les scores d’émotionAucun module ne doit attribuer un indicateur de sentiment, de ton ou d’engagement à une personne dans un cadre professionnel. Si la fonction existe, elle se désactive, sans discussion.Administrateur, et vérification au contrat.
6. Les outils invitésQuels assistants extérieurs se connectent à vos réunions, apportés par un salarié ou par un interlocuteur ? Chacun est un destinataire de vos données, donc un sous-traitant à encadrer.Administrateur et direction.

La sixième ligne est celle qui surprend le plus les dirigeants. Un participant extérieur peut arriver avec son propre assistant de prise de notes, qui rejoint la réunion comme un invité et emporte le contenu de l’échange vers un service tiers que vous n’avez pas choisi. Ce service devient de fait un destinataire de données dont vous êtes responsable vis-à-vis de vos salariés et de vos clients. Si une fuite se produit chez lui, la déclaration vous revient, exactement selon le mécanisme que nous décrivions à propos du piratage chez un prestataire. Savoir refuser un assistant invité, poliment et en expliquant pourquoi, fait partie du métier désormais.

Un gain réel, à ne pas sacrifier

Rien de ce qui précède ne plaide pour renoncer à ces outils. Un compte rendu produit en deux minutes au lieu de quarante est un gain considérable pour une petite structure, et l’accessibilité y gagne aussi : une transcription aide les personnes malentendantes, celles qui lisent mieux qu’elles n’écoutent, et celles qui travaillent dans une langue qui n’est pas la leur. L’objectif est de garder l’outil et de choisir ses réglages, pas l’inverse. Le même raisonnement s’applique aux fonctions d’intelligence artificielle de votre messagerie, que nous avons passées en revue dans notre article sur l’IA dans votre boîte mail.


À retenir

  • Depuis la fin septembre 2026, Teams génère par défaut une archive de réunion destinée à ses outils d’intelligence artificielle, conservée cinq ans sauf réglage contraire. Vérifiez cette valeur avant toute autre chose.
  • Le résumé en direct et la transcription sont dissociables : le mode « uniquement pendant la réunion » donne le bénéfice du compte rendu sans créer de verbatim nominatif conservé.
  • Trois obligations, pas une : informer les salariés (articles L. 1222-4 et L. 1121-1 du code du travail), consulter le comité social et économique avant la décision (article L. 2312-38), prévenir les participants extérieurs en ouverture de réunion.
  • Écrivez une fois pour toutes la liste des réunions jamais transcrites : entretiens individuels, échanges couverts par un secret professionnel, négociations.
  • Tout module qui attribue à une personne un score d’émotion, de sentiment ou d’engagement est une pratique interdite au travail depuis le 2 février 2025, au niveau de sanction le plus élevé du règlement européen sur l’intelligence artificielle.

Le fil commun de ces six vérifications est qu’aucune ne demande d’argent. Elles demandent une décision, écrite une fois, et comprise par les personnes qui animent les réunions. C’est précisément ce que l’État cherche à encourager avec ses dispositifs d’appropriation de l’intelligence artificielle, dont nous avons fait l’inventaire dans notre article sur ce qui existe déjà pour votre TPE : la marche à franchir est rarement technique, elle est presque toujours organisationnelle.

Num Compagny accompagne les TPE, les PME, les associations et les collectivités dans la mise en place d’un usage maîtrisé de l’intelligence artificielle : état des lieux des fonctions déjà actives dans vos outils, réglages de vos comptes, rédaction de la charte d’usage et du paragraphe d’information, et formation des équipes qui animent les réunions. Toutes nos interventions sont présentées sur la page formation professionnelle.

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